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jeudi 22 août 2013

Pour un suivi formateur des PES

Article modifié le 24 août 2013 : modification du document partagé.

Après cette année de congé parental, il va me falloir retrouver le chemin de ma classe…mais aussi de celles des stagiaires que je suivrai !

La formation a toujours beaucoup compté pour moi, elle fait partie intégrante de ma profession et je ne me vois plus n’être que dans ma classe. Le suivi des étudiants et des professeurs des écoles stagiaires est tellement intéressant et enrichissant de par les recherches, les remises en question et la réflexion qu’il implique… Quand on est passionné par son métier et qu’on connait cette émulation continuelle, comment s’en passer ? Sourire

Nouvel avatar du Remue Méninges d'Élise

J’ai donc à cœur de me replonger vraiment dans cet aspect de mon travail et de proposer à ces étudiants/enseignants un suivi formateur, cohérent et constructif. Je me balade souvent sur le blog d’Elise, que j’admire beaucoup pour son travail et pour les documents qu’elle propose. Elle a récemment rédigé un article expliquant sa manière de fonctionner et je me suis retrouvée dans cette façon de faire et d’appréhender notre fonction. Je souhaitais réactualiser mes outils, et les documents que j’ai trouvé chez elle me correspondent tout à fait !

Vous l’avez lu dans cet article, les textes concernant les compétences à maitriser pour tout professeur ont été modifiés. Dans son article, Elise a synthétisé ces nouvelles compétences (qui ne sont pas si nouvelles en réalité !) et en a fait un tableau de suivi que j’ai repris, à ma façon. Mon document s’adapte à ce qui est pratiqué dans mon académie. En dernière page, vous trouverez une description de ma démarche telle que je l’envisage.

Grille d'analyse de pratique PES

En tant que formateur, vous gagnerez, si vous ne le connaissez pas, à découvrir le blog d’Elise ! En tant qu’étudiant ou enseignant stagiaire, vos aurez une vision plus claire de ce qui vous sera demandé par les formateurs qui vous suivront ! J’attends d’ailleurs vos retours et le récit de votre expérience dans les commentaires !

samedi 4 août 2012

Nouvelles programmations CP

Ca y est, je m’y suis remise ! Sourire Je vous propose ici mes programmations pour le CP : le Dire – Lire – Ecrire, l’Etude de la Langue, les Mathématiques (jusqu’à la période 3), l’Anglais, la Découverte du Monde,  l’Instruction Civique et Morale, les Arts Visuels et l’Education Musicale ainsi que le B2I. Pour l’EPS, j’attends d’avoir l’emploi du temps de l’année fourni par notre intervenant.

Pour les élaborer, je me suis servie de celles proposées sur le fabuleux blog d’Elise. Elle y décrit une démarche passionnante sur les cartes d’apprentissages dont je pense probablement m’inspirer. Mon objectif serait de faire participer plus activement les élèves à leurs évaluations en les rendant pleinement conscients de ce qu’ils apprennent.

Avant d’élaborer les affichages correspondant à ces cartes et de publier un article sur le sujet, je partage donc d’abord mes programmations.

Dire Lire Ecrire     Mathématiques     Etude de la Langue     LVE

Découverte du Monde     Instruction Civique et Morale     Arts Visuels et Education Musicale     B2I

En gras, vous trouverez les compétences décrites dans les programmes de 2008. Juste en-dessous, chaque point représente la sous-compétence qui sera exposée aux élèves et qui apparaitra dans les évaluations, qu’elles soient finales ou continues. Ce sont les mêmes intitulés qu’Elise, très légèrement adaptés au fonctionnement de ma classe.

N’oubliez pas : lorsque vous téléchargez un document, laissez-moi un commentaire ! Sourire

lundi 16 juillet 2012

Bilan d’une année en GS-CP (2)

Aujourd’hui, je reviens sur les règles de vie et le système des colliers mis en place cette année.

En tout début d’année, les élèves ont découvert les règles “imprescriptibles” de la classe : celles que l’enseignant annonce d’emblée et qui ne sont pas discutables (ne pas taper, ne pas déranger les autres, écouter la maîtresse). Puis, après quelques jours, nous avons discuté ensemble d’autres règles qu’il faudrait ajouter compte-tenu du vécu de la classe : se ranger correctement, ne pas bousculer dans les escaliers, être silencieux pendant le travail, lever le doigt pour demander la parole, etc. J’ai alors introduit le tableau du comportement tel qu’il apparaît dans cet article.

Après deux avertissements oraux (ou moins si la faute était vraiment grave), je demandais aux élèves qui ne respectaient pas l’une des règles de chercher l’étiquette correspondant dans la boîte des bêtises. Cette bêtise était accrochée sur l’affichage collectif et j’enlevais alors l’une des étiquettes “collier”. Ces colliers étaient accrochés dans chaque coin jeu :

- Collier bleu : Pour le coin bibliothèque.
- Collier marron : Pour le coin écoute. Il s’agit d’un lecteur CD auquel j’ai branché une multiprise avec 3 casques pour une écoute simultanée de plusieurs élèves.
- Collier rose : Pour le coin garage.
- Collier rouge : Pour le coin dinette, devenu par la suite le coin marchande.
- Collier vert : Pour le coin poupée.

Sans collier, impossible d’accéder au coin en question ! Ainsi, plus les élèves faisaient de bêtises, plus ils s’interdisaient de coins jeux. Lorsqu’un élève perdait tous ses colliers, je rencontrais sa famille pour mettre les choses au clair et il n’avait plus le droit de jouer pendant son temps libre. Il devait aller s’assoir sur la fameuse “chaise rouge” à côté du bureau de la maîtresse.

Au fur et à mesure, je me suis rendue compte que certains parents étaient demandeurs d’un suivi plus poussé à la maison. Il a donc fallu trouver un moyen de les informer régulièrement du comportement de leur enfant à l’école. J’ai choisi d’associer à ce tableau les “fleurs du comportement” trouvées sur le site de l’Inspection de Valenciennes Anzin. Cela m’a permis d’automatiser davantage mes avertissements. Dès lors, après un premier avertissement oral sans effet, les élèves devaient poser leur cahier de liaison sur mon bureau. Au second avertissement sans effet, ils coloriaient le pétale du jour en orange. Enfin, au dernier avertissement, c’était du rouge et une bêtise accrochée au tableau. Cela a permis aux élèves de mieux se repérer. En général, ils commençaient à se calmer lorsque leur cahier était sur mon bureau. Certains jours, lorsque j’avais trop de cahiers à mon goût, cela me permettait de remettre les choses au point avec eux collectivement et de leur montrer que là, il y avait vraiment quelque chose qui n’allait pas. C’était l’occasion d’en discuter.

Fleurs du comportement

Les avantages :

- Ce système de suivi n’est pas très contraignant. En effet, chaque avertissement est suivi d’un fait. Cela m’a permis de ne pas me perdre en oubliant que j’avais déjà donné un avertissement à un tel ou qu’un autre en était déjà au deuxième.
- Il permet de dialoguer à partir des traces qu’il laisse : les cahiers sur le bureau, les bêtises sur l’affichage collectif.
- Ces traces permettent aussi aux élèves d’avoir des repères concrets sur leur comportement.
- Le suivi pour les parents est simple et lisible.
- Au bout d’une année scolaire (et oui, pour certains il a fallu toute une année !), les progrès sont notables !

Les inconvénients :

- Cela demande du temps. Ainsi, chaque vendredi, nous revenions sur les fleurs de chacun soit pour les colorier en vert lorsqu’il n’y avait rien eu de particulier (et pour féliciter ceux qui respectaient bien les règles de vie), soit pour compter les jours orange ou rouges (et donner des conseils à ceux qui avaient plus de mal à garder un comportement acceptable). Je tiens d’ailleurs à préciser que ces discussions ne déviaient jamais sur un jugement personnel. Il s’agissait toujours de mettre chaque élève face à son métier d’élève, ce qui est bien différent.
- Cela demande aussi une certaine préparation matérielle (tableau, étiquettes, colliers).

Cela dit, ce temps n’est pas pour moi du temps perdu. Il me semble que beaucoup de choses se jouent en GS concernant le métier d’élève. J’en ai eu pour preuve la différence de comportement entre les GS et les CP. Ces-derniers ont en effet intégré les règles beaucoup plus rapidement que les GS et ont eu plus de facilité à les respecter : plus grands, ils ont réussi à mieux se contrôler et à mieux gérer la frustration.

Je ne pense pas réitérer ce fonctionnement l’an prochain avec mes CP car je n’aurai pas autant de coins jeux dans la classe. Je ne vais conserver que le coin bibliothèque et le coin écoute en ajoutant certainement un coin dessin/bricolage. Je réfléchis en tous cas à un système similaire, responsabilisant les élèves et les faisant réfléchir sur leur comportement, ses conséquences et le métier d’élève.

dimanche 15 juillet 2012

Bilan d’une année en GS-CP (1)

Comme cela m’a été demandé par mail ou par l’intermédiaire de commentaires sur le blog, je rédige un premier bilan de cette année très mouvementée en GS-CP.

Mouvementée car je n’avais jamais eu ce double niveau auparavant, j’avais eu peu de temps pour m’y préparer, mes expériences en maternelle dataient un peu, ma classe était la seule de l’école à ne pas être dans le bâtiment “maternelle” mais dans le bâtiment “élémentaire” (avec tout ce que cela implique : cours de récré éloignées géographiquement, pas la même entrée pour les parents…) et surtout, je n’avais pas d’ATSEM en période 1 !

Vous avez pu lire dans différents articles les choix que j’ai pu faire. C’est le moment d’en partager les résultats. Je commence donc par le bilan de l’organisation qui m’a bon gré mal gré suivi tout au long de cette année, le plan de travail.

Classe1

Comme vous avez pu le lire, ce fonctionnement en plan de travail était inspiré de l’excellent site des Maternailes, mais j’avais choisi de ne pas utiliser les boîtes d’inscription. En effet, les élèves oubliaient très régulièrement d’apporter leur étiquette prénom et/ou de les placer dans les boîtes à la fin de l’atelier. Comme bien d’autres problèmes “pratiques” se posaient, je n’avais pas le temps d’attendre que chacun s’y fasse, d’autant que je ne savais pas combien de temps cela prendrait. J’ai donc préféré utiliser un tableau d’inscription affiché au coin regroupement : dès qu’un élève avait terminé l’un des ateliers du plan de travail, il devait aller placer une croix dans la bonne case du tableau. J’ai gardé ce système toute l’année car j’en ai été très satisfaite.

Les avantages :

- Une visibilité immédiate : lorsqu’un élève se levait pour changer d’atelier, je pouvais le voir et m’assurer qu’il aille bien cocher une case du tableau avant de passer à autre chose.

- En regroupement, suite à une série d’ateliers, nous sommes beaucoup revenus en début d’année sur les oublis ou, plus courant, sur les travaux “bâclés”, non terminés ou qui ne respectaient pas la consigne alors qu’ils avaient bel et bien été cochés. Un gros travail sur l’accomplissement du “métier d’élève” a donc pu être mis en œuvre, ce qui est je pense très important en cette dernière année d’école maternelle.

- Nous avons également travaillé toute l’année la lecture et le repérage dans un tableau à double entrée.

- Lors de la passation des consignes le lundi matin, je demandais souvent aux élèves d’essayer de trouver, à partir de l’image, quelle serait l’activité en question, ce que cela allait nous apprendre et comment nous allions devoir faire. Les jours suivant, l’image du tableau permettait aux élèves de se souvenir de ces consignes et de l’objectif visé. C’était donc un gain de temps considérable.

- Ce système permet aux élèves de savoir où ils en sont dans leur travail : ce qu’ils ont réussi à terminer, ce qu’il leur reste à faire, ce que les autres ont fait. A l’aide de nombreuses discussions en regroupement, nous avons ainsi pu apprendre qu’on ne travaille pas tous au même rythme, qu’il faut respecter le rythme de chacun mais que trop tarder (ne faire qu’un atelier dans la semaine par exemple) cachait souvent une difficulté particulière. Un certain esprit de solidarité s’est ainsi développé.

- Cela a rendu les élèves très autonomes, ce qui m’a permis de mieux m’organiser ensuite avec les CP.

- Une telle organisation permet aux élèves de travailler par groupes d’affinité : j’ai bien sûr eu un peu peur au début que certains n’en profitent pour faire les zozos et déranger le groupe, voir la classe, au lieu de travailler. Il est vrai qu’il m’est arrivé dans l’année d’interdire à deux élèves d’être ensemble car leur travail n’avançait pas. Mais outre ces rares exceptions, de tels groupes ont un effet extrêmement positif sur la motivation des élèves. Ainsi, certains d’entre eux, peu enclins au travail, ont fini par s’investir car ils ont été entraînés par le dynamisme des autres. D’autres, à l’esprit de compétition acéré, ont tout fait pour réussir mieux que leur “rival” Sourire. D’autres encore se sont intéressés à des domaines qu’ils ne connaissaient guère parce que leur meilleur copain avait l’air d’adorer cela ! Cet avantage a été pour moi le plus visible et le plus important pour la dynamique et le climat de la classe.

- Cela permet à l’enseignant d’organiser au mieux chaque semaine suivant la progression visée : il est possible d’organiser des ateliers dans un, deux, trois ou quatre domaines différents (voire plus) et de conserver les plans de travail déjà effectués pour savoir où on en est et ce qu’il reste à travailler.

Les inconvénients :

- Cela demande justement une organisation particulière et laisse peu de place à l’improvisation. Il faut anticiper chacun des ateliers, préparer à l’avance le matériel et être au clair sur les objectifs visés.
- Il faut aussi prendre le temps de créer les tableaux, de prendre des photos (ou d’en trouver sur le net) pour illustrer au mieux chaque atelier.

Bien sûr, cela demanderait d’être ajusté et sans doute organisé de manière beaucoup plus progressive avec des PS ou des MS, mais au vu de ce qui est proposé sur le site des Maternailes, ça n’est sans doute pas impossible. L’organisation d’ateliers tournants ne m’avait jamais vraiment convaincue mais avant cette année, je n’avais jamais osé tenter autre chose. Maintenant que j’ai goûté au plan de travail et aux groupes par affinité, je pense que je ne pourrais plus faire autrement !

jeudi 12 juillet 2012

Des fiches sons pour le CP

Voici les fiches sons telles que je les ai conçues cette année. Il y a trois ans, elles ressemblaient plutôt à ça. Mais que voulez-vous, je ne peux pas m’empêcher de faire évoluer ma pratique, j’ai du mal à réutiliser telles quelles d’année en année mes ressources…

Ces fiches ont évolué en cours d’année : très simples en période 1, elles se sont complexifiées par la suite :

Fiche son P1          Fiche son P4

Très vite, j’ai intégré l’ouvrage “J’entends, je vois, j’écris” à ma progression hebdomadaire. Je ne peux que vous conseiller cet ouvrage, concret, extrêmement complet et qui convient aussi bien pour le CP que pour le CE1.

J'entends je vois j'écris

Ainsi, la semaine se découpait comme suit :

1er jour : Nous partons de la lecture d’une comptine et les élèves, en la lisant (ou en l’entendant) doivent trouver quel est le son de la semaine. Une fois ce son trouvé, je leur montre le geste associé et nous faisons des exercices oraux de discrimination tels qu’ils sont décrits dans le livre de Claude Picot. Nous organisons ensuite dans la classe une “chasse au son” : grâce à leur ardoise, les élèves partent à la recherche de tous les mots de la classe contenant ce son. Ils doivent s’aider des mots écrits dans la classe et les recopier sans erreur pour qu’ils soient validés. Sous la dictée des élèves, je copie ces mots sur un tableau qui restera visible toute la semaine. La comptine est ensuite collée dans le “cahier d’outils pour lire et pour écrire”. Elle sera à lire pour le lendemain.

2ème jour : Nous relisons à voix haute la comptine, nous rappelons le son de la semaine (et son geste) et nous refaisons quelques exercices oraux de discrimination. Je distribue alors la fiche son, qui reprend les mots trouvés par les élèves lors de la chasse au son de la veille. Nous lisons ensemble cette fiche et nous détaillons les différentes écritures du son. Puis elle est collée dans le cahier juste à côté de la comptine. Ces deux documents seront à lire pour le jour suivant. Suivant les besoins des élèves, je prends un groupe de besoin avec moi en fond de classe pour retravailler ensemble le son à l’oral et/ou à l’écrit. Les autres démarrent pendant ce temps une fiche d’”écriture inventée” :

Ecriture Inventée 2

Il s’agit de trouver comment s’écrivent les mots dessinés. Pour cela, les élèves peuvent s’aider de tous les documents et affichages qui sont présents dans la classe. C’est en effet un véritable apprentissage que de savoir se servir de ce type de ressources. Ils peuvent aussi l’écrire comme ils pensent ou comme ils savent, mais c’est plus risqué ! Les mots erronés seront ajoutés au répertoire d’orthographe après correction (voir ICI la description détaillée de cet outil).

3ème jour : Des exercices écrits sont proposés aux élèves et je différencie en organisant des groupes de besoin (tous les élèves n’ont pas la même quantité ou bien certains travaillent avec moi en atelier pendant que les autres sont en autonomie). Cette année, j’ai utilisé les fichiers “PATATI et PATATA”. Ils sont pratiques car complètement décrochés de la méthode, ce qui permet d’avoir une banque d’exercices de phonologie pure sans référence à un thème ou à un album, comme c’est souvent le cas. Ils sont aussi assez économiques ! Pour l’année prochaine, je n’en ai pas racheté car au fil de l’année, les exercices deviennent trop répétitifs et un peu trop simples pour les meilleurs élèves. En revanche, il m’en reste quelques-uns pour ceux qui seront le plus en difficulté. Pour les autres, je combinerai les exercices de ce fichier avec celui-ci, déniché par une collègue cette année :

Manuel d'écriture

Les exercices sont à la fois plus complets et plus complexes, donc plus intéressants. Un peu plus chers, je n’ai pas pu investir pour toute la classe. Je ferai donc des photocopies ou bien réorganiserai moi-même une mise en page adaptée…à voir !

4ème jour : Si un ou deux exercices de la veille ont posé problème à une majorité d’élèves, nous y revenons collectivement. Si les erreurs ne concernent qu’un groupe restreint, je prends ces élèves avec moi pour une correction détaillée pendant que les autres corrigent seuls leurs erreurs puis passent à une nouvelle série d’exercices écrits.

Cette fin de semaine est aussi l’occasion pour moi de compléter un tableau “bilan” dans lequel je note quelles ont été les difficultés particulières de chaque élève pour le son en question. Cet outil me permet de prévoir des activités de soutien et de remédiation à d’autres moments et/ou en aide personnalisée. Je m’en sers aussi lors des rencontres avec les familles ou lors des PPRE par exemple.

Vous trouverez ICI toutes les fiches sons que j’ai pu faire cette année. Il en manque, car je n’était qu’à 80% dans la classe. La collègue qui m’a complété a donc fait quelques fiches de son côté et je n’ai pas encore pu les récupérer sur mon PC… N’hésitez pas à me laisser vos impressions et vos commentaires (c’est aussi ça qui incite à publier des documents !) Clignement d'œil

Texte de départ Texte à plastifier
Le texte de départ, distribué aux élèves Le même, plastifié et affiché en classe
Fiche son type Ecriture Inventée
Une fiche son de fin d’année Une fiche d’écriture inventée

samedi 8 octobre 2011

Règles de vie en GS-CP

Comme l’an dernier avec mes CM2 (voir l’article ICI), j’ai voulu, avant de mettre en place un système codé de règles de vie, faire un “diagnostique” des difficultés de comportement de mes élèves.

En vrac, cela donne : du mal à rester assis correctement, du mal à chuchoter, des bagarres, du chahut pendant els ateliers ou dans les coins jeux et du mal à rester ranger sans embêter les autres ou les bousculer… Ils sont mignons, ces petits, mais ils ont encore des choses à apprendre quant au comportement attendu d’un élève de cycle 2 !

Face à ces difficultés, voici ce que j’ai mis en place :

Tableau règles de vie

A gauche, la liste des élèves. En vert, des étiquettes représentant les 5 colliers accessibles pour les coins jeux (chacun porte une couleur différente). En rouge, un espace pour accrocher les “bêtises” faites par les élèves. Sur la droite, un récapitulatif illustré des règles à respecter.

Lorsqu’un élève enfreint une règle, je lui demande d’aller trouver l’image de ce qu’il a fait dans la “boite des bêtises” et de l’accrocher lui-même sur la ligne de son prénom. Pour chaque étiquette ajoutée du côté rouge, j’enlève un collier du côté vert. Les élèves perdent donc le droit d’utiliser le coin jeu correspondant. Je souhaite ainsi responsabiliser les élèves et leur faire comprendre que leurs actes ont des conséquences dans la vie en collectivité.

Je n’ai pas encore assez de recul sur les effets d’un tel système…je viendrai bientôt vous en donner des nouvelles Clignement d'œil.

vendredi 23 septembre 2011

La mise en place d’un plan de travail en maternelle : une clé pour la gestion de classe ?

Après deux semaines et demi, je suis parvenue, en milieu de semaine, à une ambiance de classe plus propice aux apprentissages ! Je commençais à désespérer…Clignement d'œil

J’ai donc abandonné pour le moment le système des étiquettes aimantées sur de boites métalliques (voir le site des Maternailes) car finalement, je ne m’y suis pas retrouvée. Cela n’est pas dû au système en lui même bien sûr : il est à mon avis excellent et c’est bien pour ça que je l’avais adopté ! Je me suis simplement rendue compte que pour l’heure et étant donné le contexte, je n’ai pas réussi à me l’approprier. Or, cela est un point très important dans notre métier : quelle que soit la pratique, elle ne peut fonctionner dans notre classe si l’on y adhère totalement et si cela nous correspond.

Je me suis plutôt dirigée vers un plan de travail, sous forme de tableau :

Plan de travail S1

Celui-ci indique les ateliers principaux, ceux qui seront évalués. Ils sont à réaliser sur 3 jours puisque je ne suis dans ma classe qu’à 75%. Le lundi matin, je prends le temps de parler de chaque activité aux élèves en leur montrant un exemple et en les guidant dans la formulation de la consigne. Je les amène également à trouver quel sera le matériel nécessaire et des “responsables des ateliers” installent alors ce matériel sur chaque table. Ainsi, les autres jours de la semaine, tout le monde peut se mettre au travail directement en arrivant en classe. J’ai alors du temps pour accompagner et guider les responsables de l’appel et de la date, puis pour me mettre au travail avec les CP ! Ces-derniers ont d’ailleurs eux-aussi accès à ces ateliers une fois leur travail terminé.

A différents moments de la journée, nous faisons un retour collectif sur les réalisations : nous évaluons ensemble la conformité de chacune d’elles par rapport à la consigne et aux critères de réussite formulés. Chacun est libre de recommencer s’il le souhaite. Par ailleurs, chaque après-midi, je m’installe avec les “cahiers de progrès” et laisse les élèves venir à moi : nous discutons du travail réalisé en prenant appui sur les brevets de réussite (voir encore une fois les site des Maternailes). Si le travail est terminé, nous le datons et le rangeons dans la pochette (voir le système de pochettes d’Yvan Pédago). Sinon, il sera à reprendre plus tard. Ces brevets ont 3 niveaux de difficulté (représentés par des étoiles) : seul le premier est exigé. Ainsi, cette semaine, quelques élèves n’ont pas réussi à atteindre le niveau 2 pour l’atelier des cerfs-volants. Plusieurs explications sont envisageables : trop difficile pour eux malgré mon étayage, manque de motivation, envie de s’investir dans une autre activité plus proche de leurs centres d’intérêts. Cela n’est pas préoccupant à ce stade de l’année.

Ce que j’ai conservé dans le fonctionnement des Maternailes et que je trouve très intéressant, c’est le libre choix de l’atelier et du groupe de travail. Tout d’abord, cela me permet de voir avec qui chaque élève préfère travailler : parfois, ce mouvement de groupe va inciter un élève à suivre son camarade dans une activité alors qu’il ne l’aurait pas choisie de lui-même. De plus, je peux découvrir quels sont leurs principaux centres d’intérêts, ou encore, évaluer leur attitude face au travail (concentration, motivations, etc.).

Bien sûr, tout n’est pas encore optimal et les vendredis en particulier sont toujours des journées difficiles… Mais il est toujours bon (pour notre moral et notre propre motivation !) d’avoir conscience et de souligner les petites choses qui peu à peu, s’améliorent ! Clignement d'œil

mardi 23 août 2011

La lecture en apprentissage (suite)

Suite et fin du document inspiré du DVD “Apprendre à lire”. Ce document reflète des pratiques expertes et progressives pour l’apprentissage de la lecture, et j’y ai ajouté les compétences des programmes 2008 mises en œuvre dans chacune des séances.

Je mets en ligne la totalité de ce travail, qui reprend les 7 étapes progressives de l’apprentissage de la lecture. Vous y trouverez des exemples de séances ou d’ateliers pour la GS et le CP. Bien sûr, une utilisation très linéaire de ce document n’est pas obligatoire. Vous pouvez piocher et ne choisir que ce qui vous semble le plus efficient pour votre contexte de classe. En revanche, les 7 étapes constituent une progression qui, elle, est à respecter.

Apprendre à lire 1               Apprendre à lire 2

N’oubliez pas d’utiliser les commentaires : vous pouvez par exemple y ajouter des idées d’activités que vous utilisez et qui fonctionnent pour compléter cet article !

lundi 1 août 2011

Un logiciel pour préparer la classe : Planiclasse

Vous passez certainement énormément de temps à préparer vos séquences, séances, emplois du temps et autres projets… En cette période de vacances, c’est d’actualité : à en croire le sondage actuel, beaucoup d’entre vous planifient déjà des choses pour leur prochaine rentrée !

En ce qui me concerne, j’ai mis plusieurs années avant de trouver une organisation qui me convienne. J’ai pourtant longuement cherché parmi les logiciels et sites Internet existants mais je n’ai jamais réussi à vraiment m’y adapter. Ca ne correspondait jamais réellement à ma façon de travailler. C’est seulement l’an dernier, après 8 ans d’expérience, que j’ai trouvé un moyen à peu près satisfaisant de gérer mon cahier journal en gagnant du temps grâce… à un tableau Excel ! :-)))  Bref, il y avait encore des progrès à faire !

Mais cette année, une collègue et son ami informaticien ont mis au point ensemble un logiciel : Planiclasse, que j’ai pu tester et que je trouve à la fois simple, extrêmement pratique, et vraiment complet. Personnellement, je n’ai jamais vu mieux jusqu’à présent ! Enfin quelque chose qui s’adapte réellement à ma façon de m’organiser !

Je vous présente donc ce logiciel en exclusivité : il permet de préparer tout ce qui est utile pour la classe de manière vraiment simple et en faisant gagner un temps fou. Il est en effet très intuitif et simple d’utilisation, même pour les novices en informatique ! Vous pouvez télécharger la version d’évaluation ICI et évaluer cette version pendant 60 jours en cliquant sur le bouton "Évaluer PlaniClasse" au démarrage du programme.

Présentation planiclasse          EDT planiclasse

Il s'agit d'une pré-version (une version en cours de finalisation). La version définitive sortira à la fin du mois d'août en même temps que le site internet permettant d'acheter PlaniClasse. A la sortie de la version définitive, il suffira de la télécharger sur le site internet et de lancer l'installation. L'installation de la version définitive ne vous coûtera que 65€ (avouez que c’est peu compte-tenu du nombre d’années d’utilisation !) : elle mettra le logiciel à jour en conservant toutes les données que vous aurez déjà pu rentrer (séances, séquences, etc.).

Le site internet sera également une plateforme d’échange permettant de partager les séquences PlaniClasse avec les autres professeurs des écoles. Il est en effet possible d'enregistrer ses séquences sous forme de fichiers PLC : le site internet permettra de les mettre à disposition. Nous pourrons donc rechercher et télécharger les séquences PlaniClasse déposées par des collègues et les ouvrir dans notre logiciel pour ensuite les adapter à notre convenance !

N’hésitez pas à l’essayer, et laissez-moi un petit commentaire ;-).

Une nouvelle version de PlaniClasse est disponible. L'édition du cahier journal a été optimisée pour économiser des pages. Vous    pouvez télécharger à nouveau le logiciel à l'adresse habituelle et le réinstaller. La réinstallation conservera bien entendu toutes vos données. Vous pourrez constater en éditant le cahier journal avec cette nouvelle version que les espaces entre les séances sont moins importants et surtout que PlaniClasse n'hésite plus à mettre les séances à cheval sur plusieurs pages, ce qui évite les grandes zones blanches que l'on pouvait voir avant !

N.B : Lisez bien les commentaires : ils contiennent les toutes premières questions des lecteurs concernant le logiciel. Vous y trouverez peut-être les réponses que vous cherchez Clignement d'œil.

mardi 26 juillet 2011

La lecture en apprentissage

J’ai profité de cette journée pluvieuse pour visionner un DVD qui traînait dans mon placard depuis l’année dernière. Il s’agit du DVD “Apprendre à Lire” édité par le Scérén-CNDP suite au séminaire national du 9 mars 2006 Il propose 3 heures d’interviews de chercheurs, d’extraits de conférences et de pratiques de classe filmées.

”Dans certaines séquences, des scientifiques présentent leurs recherches et montrent comment elles peuvent éclairer le travail des pédagogues. D’autres séquences offrent aux enseignants un espace pour rendre compte de leurs pratiques de classe.”

Pour celles et ceux qui n’auraient pas la possibilité (…la chance) de visionner ce support distribué cette année-là à toutes les écoles, j’ai entrepris d’en rédiger un “résumé”, sous forme de description des séquences qui y sont présentées. Ce document reflète des pratiques expertes et progressives pour l’apprentissage de la lecture, et j’y ai ajouté les compétences des programmes 2008 mises en œuvre dans chacune des séances. Je n’ai pas tout à fait terminé ce travail, mais pour vous faire patienter, je mets en ligne la première partie consacrée à la découverte et au développement de la consciences phonologique.

Apprendre à Lire                          Apprendre à Lire 2

samedi 23 juillet 2011

Premières ressources pour préparer sa classe

Voici les premières références bibliographiques et sitographiques qui m’aident, m’informent et m’inspirent pour cette prochaine rentrée en GS-CP. Je dois avouer que n’ayant jamais eu de GS, je me renseigne davantage sur ce niveau de classe et la maternelle en générale. Pour les CP, je sais déjà à peu près comment je vais m’organiser : ceci fera d’ailleurs l’objet d’un prochain article.

Des outils pour la classe :

Entrer dans l'écrit Cet ouvrage propose bien davantage que ce qu’indique son titre. L’auteur apporte également des données issues de chercheurs qui aident à comprendre comment organiser efficacement la classe (groupes, ateliers, etc.)

Maths VALENTIN
Dominique Valentin décrit dans cet ouvrage des situations mathématiques très intéressantes, basées sur des jeux à composer soi-même.

Maths ACCES Je n’ai pas encore fait l’acquisition de ce livre, mais je suis sur le point de le recevoir ! J’en entends beaucoup de bien de mes collègues, c’est pourquoi je le propose ici.

 

PhonoQui ne connaît pas Phono, des célèbres Goigoux et Cèbe ?! J’y ai trouvé des pistes très intéressantes d’activités autour de la phonologie, une proposition de progression et cela m’a donné plein d’idées pour des exploitations en atelier.

Catégo
J’ai également fait l’aquisition de Catégo, pour travailler, comme son nom l’indique, la catégorisation et développer les compétences en vocabulaire. Comme Phono, les auteurs proposent des séances évolutives et faciles à mettre en œuvre. Je précise qu’il faut un imagier pour utiliser cet ouvrage (mais pas forcément celui de la collection).

Bien Lire et Aimer LireCette méthode utilise et exploite les gestes de la méthode “Borel-Maisonny”, qui sont particulièrement efficients pour les élèves les plus en difficulté. Le livre 4, adapté à la GS, propose des fiches sons qui donnent une bonne idée de la progression possible dans ce domaine, avec des élèves de cet âge.

       

Des sites et blogs intéressants :

Le blog Le Tour de ma classe m’a beaucoup inspiré pour mes affichages de rentrée. Je suis d’ailleurs en train de les fabriquer. J’en mettrai des photos lorsque je les aurai finalisés et affichés dans ma classe. Courez-y, c’est une mine d’idées !

Chez Yvan Pédago, maître formateur aujourd’hui à la retraite, on trouve également plein d’idées ingénieuses et intelligentes pour construire et mener sa classe. Son horloge-emploi du temps me fait très envie et nous la construirons certainement lors du premier trimestre !

Un incontournable pour moi : le site des Matern’ailes ! Là encore, il fourmille d’idées dans tous les domaines et propose également à la vente des CD de ressources. Je me suis procuré le CD graphisme et écriture : j’ai hâte de le recevoir !

Le blog de Titi77 est l’un des premiers que j’aie consulté. Très complet, il est mis à jour régulièrement. Jetez un œil aux photos de la jolie classe de cette maîtresse ! ;-)

Voici également un lien vers le “sac de plage” du café pédagogique : un lieu où vous trouverez sûrement votre bonheur !

Enfin, vous trouverez sur le site de l’Inspection de Bourgoin 1 des documents très simples pour comprendre la maternelle et ses enjeux. Il propose par ailleurs un grand nombre de ressources pédagogiques (progressions, programmations, etc.).

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, et notamment des sites ou livres qui sont, pour vous, des incontournables !

vendredi 22 juillet 2011

L’histoire de la semaine… en détails !

J’avais déjà évoqué cette démarche ICI il y a quelques temps. J’ai envie aujourd’hui de vous la présenter plus en détails, car c’est vraiment un outil de classe TRES intéressant.

Qu’est-ce que l’histoire de la semaine ?

C’est un outil de travail qui incite les élèves à produire de l’écrit. C’est aussi une démarche de production écrite au service de la compréhension des textes narratifs.

Quels sont les niveaux concernés ?

Je pense que cela peut débuter au cours du CE1, et peut être mis en place jusqu’au CM2. Je l’ai moi-même testé dans ces deux niveaux de classe.

D’où vient cette démarche ?

De ce fabuleux livre de Mireille Brigaudiot, que je vous recommande !

Brigaudiot

L’histoire de la semaine est évoquée en page 249 : "[…] Le maître affiche une feuille de format double de A3 et explique l’enjeu d’écriture : “pour vous entraîner à écrire des histoires qui ont un début, des événements et une fin, et qui ne soient pas trop longues, je mettrai une feuille comme ça sur le mur le lundi matin et on se mettra d’accord pour décider d’un début d’histoire. Je l’écrirai. A partir de là, vous pourrez écrire la suite que vous voulez, quand vous voulez, mais il y aura des conditions. La première condition est que chacun n’a le droit d’écrire qu’une phrase dans chaque histoire. La seconde est que l’histoire doit être terminée le vendredi à midi et la fin ne doit pas dépasser la feuille”. […]”

Pourquoi mettre en place un tel dispositif ?

Après la lecture de cet ouvrage, il a paru évident que parallèlement aux activités de lecture, des activités de production écrite auraient un bénéfice certain pour la compréhension des textes lus. En effet, elles aident d’abord les élèves à utiliser leur pensée pour imaginer et développe l’imagerie mentale : leurs idées se nourrissent des lectures déjà faites ou entendues, auxquelles s’ajoutent des éléments liés à leur vécu et à leurs connaissances, leurs centres d’intérêt. L’établissement de liens entre les connaissances du lecteur et l’univers d’un récit pourra ensuite être réutilisé en lecture et favoriser la rétention de l’information. En outre, l’histoire de la semaine amène les élèves à utiliser l’écrit pour dire et communiquer : il s’agit de prendre en compte un destinataire et de lui rendre possible la compréhension de ce que l’on a écrit. La production écrite développe aussi les notions de personnages, d’événements, et aide à la construction de la logique et à la structuration du cadre du récit : autant de compétences qui pourront être réinvesties en lecture. Enfin, elle peut permettre de traiter avec les élèves des questions phonologiques, grammaticales et lexicales.

Une fois que l’histoire est écrite, comment l’exploiter ?

Le vendredi soir, je recueille l’affiche et place une feuille vierge pour la semaine à venir. Dès le lundi, nous revenons sur l’histoire de la semaine précédente, afin de la relire, d’analyser les problèmes rencontrés, et de la réécrire en résolvant ces problèmes.

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Lors de ces séances, je distribue aux élèves une version dans laquelle les erreurs d’orthographe ont été rectifiées. En effet, il s’agit dans un premier temps de centrer les élèves sur le sens du texte, et non sur l’étude de la langue.

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Une grille de critères de réussite est conçue grâce à une séance menée collectivement après la première histoire de la semaine. Celle-ci est affichée au tableau et les élèves y ont listé tous les problèmes qu’ils ont été capables de percevoir. Elle est ensuite enrichie chaque semaine, histoire après histoire. Elle reste affichée en classe tout près des affiches sur lesquelles les élèves doivent écrire : ils peuvent ainsi la consulter avant d’ajouter une phrase pour continuer le récit.

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Les séances de relecture et de réécriture doivent-elles toujours être menées collectivement ?

Non, bien sûr ! Il est possible de travailler en groupes de besoin afin de cibler des compétences adaptées au niveau de chaque élève. On peut aussi créer des groupes hétérogènes et cibler une compétence précise, liée à une difficulté importante mise en évidence par l’enseignant à la lecture de l’histoire, par exemple.

Et ensuite, que deviennent ces histoires ?

Une fois les histoires corrigées, vérifiées et relues, les élèves sont invités à les illustrer : le choix de l’illustration la plus élaborée et la plus proche du texte est ensuite effectué collectivement.

Afin de valoriser le travail des élèves, il m’a fallu trouver comment exploiter ces histoires autrement qu’en les affichant dans la classe. En effet, si les élèves, au début, prenaient plaisir à les voir ainsi exposées et à les relire, elles ont rapidement commencé à passer inaperçu au milieu des autres affichages, de plus en plus nombreux. C’est là qu’interviennent les fameux “Petits Livres” (voir ICI) ! La création de tels supports permet aux élèves de mettre en valeur leurs productions écrites sous la forme d’un véritable objet, présentant toutes les caractéristiques d’une livre : une page de couverture avec le titre choisi par les élèves, leur nom en tant qu’auteur, l’éditeur (l’école), la collection (« Les Histoires de la Semaine »), l’année d’édition (leur année de …), une pagination conforme et la possibilité d’y ajouter quelques illustrations. De plus, cela permet de mettre en œuvre des activités liées aux T.U.I.C : utilisation de l’outil informatique et du traitement de texte. Enfin, ces créations ont généré dans la classe un véritable élan d’enthousiasme et le début d’une collection de petits livres, ajoutés un à un à la bibliothèque de classe aux côtés des œuvres créées par les auteurs bien connus des élèves. Parmi eux, quelques-uns ont même commencé à écrire et à illustrer leurs propres petites histoires, en me demandant ensuite l’autorisation d’utiliser les ordinateurs de la classe pour les « transformer » en petits livres.

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