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vendredi 23 août 2013

Fiches sons CP avec “Chut ! Je Lis”

Je partage avec vous mes fiches sons pour cette année scolaire. Je travaillerai avec une méthode toute nouvelle pour moi, je les ai donc refaites. Vous trouverez ici mes anciennes fiches sons. Pour celles-ci, je me suis largement inspirée de ce que j’ai pu trouver chez Pépinette. Merci à elle pour le partage de son travail !

Elles sont destinées à être collées dans le “cahier d’outils” des élèves, qui regroupe toutes les leçons de français mais aussi de mathématiques.

En début d’année, ils pourront dessiner eux-mêmes certaines des illustrations. Ce sera une manière pour eux de s’approprier ce nouveau support. Les mots choisis sont issus du manuel “Chut ! Je Lis” mais aussi de la vie de la classe. Peu à peu, apparaissent des syllabes et des mots à déchiffrer.

A           T

Cet article sera mis à jour régulièrement avec les fiches sons de chaque période. N’hésitez pas à vous abonner (voir en bas du menu déroulant, à droite) pour être informés en temps réel des mises à jour ! Clignement d'œil Et bien entendu, j’attends toujours vos remarques dans les commentaires !

vendredi 19 juillet 2013

Progression Français d’après Chut ! Je Lis

Je partage avec vous ma progression en langage, lecture et écriture d’après la méthode Chut ! Je Lis. Comme pour les maths, j’ai repris les activités proposées dans le guide du maître pour les associer aux compétences du B.O. J’ajouterai les périodes suivantes au fur et à mesure dans ce même article.

Prog DLE

Voici également la progression en Etude de la Langue (périodes 1 et 2 pour le moment, la suite arrive bientôt !) :

Prog EDL

Je partage aussi un déroulement hebdomadaire complet des séances pour la période 1. Pour l’instant, comme vous pouvez le voir dans mon emploi du temps, je consacrerai 4 jours à l’étude d’un épisode. La dernière journée sera réservée à des activités de remédiation ou d’approfondissement. Cela me laissera une certaine latitude pour m’adapter au mieux à cette nouvelle méthode, ainsi qu’au rythme de ma future classe. Je pourrai finir des séances ou des exercices que je n’aurais pas eu le temps de faire et surtout, différencier les apprentissages. Sur les conseils de “la petite fée des écoles”, je pourrais a priori fonctionner ainsi pour les 5 premières histoires, puis travailler deux épisodes par semaine pour les 4 derniers. Je vous invite à aller voir sur son blog les multiples ressources en rapport avec cette méthode de lecture ! Sourire

Programmation hebdo Chut ! Je Lis

Si parmi vous il y a des collègues qui connaissent et maîtrisent bien “Chut ! Je Lis”, j’aimerais beaucoup que vous partagiez en commentaire votre organisation sur la semaine et sur l’année. Cela pourrait me donner des pistes pour me projeter davantage Clignement d'œil. Merci par avance pour vos contributions !

dimanche 30 juin 2013

Et c'est reparti !

Me voici de retour après une année... de congé parental ! Et oui, un petit bout de chou a fait son apparition dans nos vies en septembre dernier, et ça valait bien une petite parenthèse ;-).

Mais la prochaine rentrée se profile déjà et c'est pleine d'enthousiasme que je reprends mes stylos... et mon clavier !
J'aurai des CP l'an prochain, le niveau que j'avais cette année avant mon congé. Je vais donc reprendre le fil de mes préparations et vous faire partager tout cela.

J'ai fait mes commandes et après beaucoup de réflexion, voici ce que je vais utiliser :

Jusqu'à présent, je n'ai jamais utilisé de méthode de lecture en CP, préférant constituer ma propre progression, m'inspirant de diverses démarches et piochant des exercices ça et là (voir ICI par exemple). Mais avec bébé, mon mode de vie a changé et je tiens à garder le maximum de temps pour ma famille. De plus, ce manuel est un outil de cycle depuis déjà longtemps dans mon école et mes deux collègues de CP l'utilisent. Je joue donc la carte de la cohérence... Mais je me connais et je sais déjà que j'aurai du mal à suivre le guide du maître de manière linéaire. Et puis il faudra différencier... Bilan à la fin de l'année scolaire !
Je serais par ailleurs ravie de partager vos avis sur cette méthode, et peut-être vos ressources si vous en avez ?


En mathématiques, j'hésite encore à vrai dire... Jusque-là c'était CAP MATHS qui avait nos faveurs dans le cycle 2. Mais j'avais envie de changement. J'ai dans ma classe les fichiers ERMEL qui n'ont pas été utilisés cette année, ma remplaçante ayant préféré un autre fonctionnement. Mais j'ai pu intégrer à ma commande de rentrée les fichiers de Stella Baruk car je trouve depuis longtemps son approche intéressante. Je n'ai l'habitude ni de l'un, ni de l'autre. Je vais lire cet été les fameux "Comptes pour petits et grands" afin de me familiariser avec cette démarche. Là encore, j'aimerais beaucoup avoir votre avis pour m'aider à trancher !

Voilà pour commencer. Je me réjouis de reprendre le travail et de recommencer à partager mon travail et mes réflexions avec vous ! :-) Et n'oubliez pas : ce sont vos commentaires qui font vivre ce blog !



samedi 4 août 2012

Nouvelles programmations CP

Ca y est, je m’y suis remise ! Sourire Je vous propose ici mes programmations pour le CP : le Dire – Lire – Ecrire, l’Etude de la Langue, les Mathématiques (jusqu’à la période 3), l’Anglais, la Découverte du Mondel’Instruction Civique et Morale, les Arts Visuels et l’Education Musicale ainsi que le B2I. Pour l’EPS, j’attends d’avoir l’emploi du temps de l’année fourni par notre intervenant.

Pour les élaborer, je me suis servie de celles proposées sur le fabuleux blog d’Elise. Elle y décrit une démarche passionnante sur les cartes d’apprentissages dont je pense probablement m’inspirer. Mon objectif serait de faire participer plus activement les élèves à leurs évaluations en les rendant pleinement conscients de ce qu’ils apprennent.

Avant d’élaborer les affichages correspondant à ces cartes et de publier un article sur le sujet, je partage donc d’abord mes programmations.

Dire Lire Ecrire     Mathématiques     Etude de la Langue     LVE

Découverte du Monde     Instruction Civique et Morale     Arts Visuels et Education Musicale     B2I

En gras, vous trouverez les compétences décrites dans les programmes de 2008. Juste en-dessous, chaque point représente la sous-compétence qui sera exposée aux élèves et qui apparaitra dans les évaluations, qu’elles soient finales ou continues. Ce sont les mêmes intitulés qu’Elise, très légèrement adaptés au fonctionnement de ma classe.

N’oubliez pas : lorsque vous téléchargez un document, laissez-moi un commentaire ! Sourire

jeudi 12 juillet 2012

Des fiches sons pour le CP

Voici les fiches sons telles que je les ai conçues cette année. Il y a trois ans, elles ressemblaient plutôt à ça. Mais que voulez-vous, je ne peux pas m’empêcher de faire évoluer ma pratique, j’ai du mal à réutiliser telles quelles d’année en année mes ressources…

Ces fiches ont évolué en cours d’année : très simples en période 1, elles se sont complexifiées par la suite :

Fiche son P1          Fiche son P4

Très vite, j’ai intégré l’ouvrage “J’entends, je vois, j’écris” à ma progression hebdomadaire. Je ne peux que vous conseiller cet ouvrage, concret, extrêmement complet et qui convient aussi bien pour le CP que pour le CE1.

J'entends je vois j'écris

Ainsi, la semaine se découpait comme suit :

1er jour : Nous partons de la lecture d’une comptine et les élèves, en la lisant (ou en l’entendant) doivent trouver quel est le son de la semaine. Une fois ce son trouvé, je leur montre le geste associé et nous faisons des exercices oraux de discrimination tels qu’ils sont décrits dans le livre de Claude Picot. Nous organisons ensuite dans la classe une “chasse au son” : grâce à leur ardoise, les élèves partent à la recherche de tous les mots de la classe contenant ce son. Ils doivent s’aider des mots écrits dans la classe et les recopier sans erreur pour qu’ils soient validés. Sous la dictée des élèves, je copie ces mots sur un tableau qui restera visible toute la semaine. La comptine est ensuite collée dans le “cahier d’outils pour lire et pour écrire”. Elle sera à lire pour le lendemain.

2ème jour : Nous relisons à voix haute la comptine, nous rappelons le son de la semaine (et son geste) et nous refaisons quelques exercices oraux de discrimination. Je distribue alors la fiche son, qui reprend les mots trouvés par les élèves lors de la chasse au son de la veille. Nous lisons ensemble cette fiche et nous détaillons les différentes écritures du son. Puis elle est collée dans le cahier juste à côté de la comptine. Ces deux documents seront à lire pour le jour suivant. Suivant les besoins des élèves, je prends un groupe de besoin avec moi en fond de classe pour retravailler ensemble le son à l’oral et/ou à l’écrit. Les autres démarrent pendant ce temps une fiche d’”écriture inventée” :

Ecriture Inventée 2

Il s’agit de trouver comment s’écrivent les mots dessinés. Pour cela, les élèves peuvent s’aider de tous les documents et affichages qui sont présents dans la classe. C’est en effet un véritable apprentissage que de savoir se servir de ce type de ressources. Ils peuvent aussi l’écrire comme ils pensent ou comme ils savent, mais c’est plus risqué ! Les mots erronés seront ajoutés au répertoire d’orthographe après correction (voir ICI la description détaillée de cet outil).

3ème jour : Des exercices écrits sont proposés aux élèves et je différencie en organisant des groupes de besoin (tous les élèves n’ont pas la même quantité ou bien certains travaillent avec moi en atelier pendant que les autres sont en autonomie). Cette année, j’ai utilisé les fichiers “PATATI et PATATA”. Ils sont pratiques car complètement décrochés de la méthode, ce qui permet d’avoir une banque d’exercices de phonologie pure sans référence à un thème ou à un album, comme c’est souvent le cas. Ils sont aussi assez économiques ! Pour l’année prochaine, je n’en ai pas racheté car au fil de l’année, les exercices deviennent trop répétitifs et un peu trop simples pour les meilleurs élèves. En revanche, il m’en reste quelques-uns pour ceux qui seront le plus en difficulté. Pour les autres, je combinerai les exercices de ce fichier avec celui-ci, déniché par une collègue cette année :

Manuel d'écriture

Les exercices sont à la fois plus complets et plus complexes, donc plus intéressants. Un peu plus chers, je n’ai pas pu investir pour toute la classe. Je ferai donc des photocopies ou bien réorganiserai moi-même une mise en page adaptée…à voir !

4ème jour : Si un ou deux exercices de la veille ont posé problème à une majorité d’élèves, nous y revenons collectivement. Si les erreurs ne concernent qu’un groupe restreint, je prends ces élèves avec moi pour une correction détaillée pendant que les autres corrigent seuls leurs erreurs puis passent à une nouvelle série d’exercices écrits.

Cette fin de semaine est aussi l’occasion pour moi de compléter un tableau “bilan” dans lequel je note quelles ont été les difficultés particulières de chaque élève pour le son en question. Cet outil me permet de prévoir des activités de soutien et de remédiation à d’autres moments et/ou en aide personnalisée. Je m’en sers aussi lors des rencontres avec les familles ou lors des PPRE par exemple.

Vous trouverez ICI toutes les fiches sons que j’ai pu faire cette année. Il en manque, car je n’était qu’à 80% dans la classe. La collègue qui m’a complété a donc fait quelques fiches de son côté et je n’ai pas encore pu les récupérer sur mon PC… N’hésitez pas à me laisser vos impressions et vos commentaires (c’est aussi ça qui incite à publier des documents !) Clignement d'œil

Texte de départ Texte à plastifier
Le texte de départ, distribué aux élèves Le même, plastifié et affiché en classe
Fiche son type Ecriture Inventée
Une fiche son de fin d’année Une fiche d’écriture inventée

lundi 9 juillet 2012

Travailler l’orthographe lexicale en rituel

Cette année, avec mes GS-CP, j’ai mis en place des rituels assez “classiques” dont vous aurez un bref aperçu ICI. Je développerai sans doute davantage ce sujet dans un prochain article, mais je commence par mettre un petit coup de projecteur sur un rituel d’orthographe mis en place dans tout le cycle 2 de notre école (dès le CP) depuis déjà 3 ans, et qui a fait ses preuves.

Il s’agit au départ d’un outil déniché sur un excellent site ou blog que je ne parviens pas à retrouver… Si cela vous dit quelque chose, contactez-moi ! Cet outil a ensuite été adapté pour que son utilisation soit possible dès le début du CP et quel que soit le collègue (car il y a pas mal de turn-over chez nous).

Il se présente sous la forme d’un petit répertoire : cela permet de classer les mots par ordre alphabétique, ce qui est déjà un premier apprentissage ! En début de CP, nous réalisons nous-même de petites étiquettes-mots qui sont collées dans le répertoire par les élèves. A ce moment-là, ce sont les mêmes mots pour tout le monde (jours de la semaine, mots usuels…) et nous en donnons une dizaine. Plus tard dans l’année, on ajoute dans les carnets les mots erronés piochés dans les productions écrites et exercices quotidiens des élèves, afin de s’adapter au mieux aux besoins de chacun.

Une fois le répertoire complété, chaque matin, nous consacrons une séance d’accompagnement à l’apprentissage des mots. L’objectif est que les élèves s’approprient la méthode, décrite ci-dessous :

Pour apprendre un mot nouveau

Chacun écrit un mot sur son ardoise en suivant les 4 étapes, dans l’ordre et sans “bâcler” : leur préférée, c’est la dernière ! Clignement d'œil Puis on passe au suivant, et ainsi de suite. 10 à 15 minutes d’entrainement quotidien sont suffisantes. Si on fait durer trop longtemps, cela commence à barber les plus en difficulté. Dans le courant de la deuxième semaine, on remarque que certains commencent à être autonomes dans cet apprentissage : ils réalisent les étapes plus rapidement que les autres et n’ont plus besoin du rythme “imposé” par l’enseignant. Pour ceux qui ont le plus de mal, on peut organiser un atelier (ou groupe de besoin) pour les accompagner de manière plus poussée et personnalisée.

A la fin de la deuxième semaine, on organise une autodictée : chaque élève est invité à écrire dans son cahier du jour tous les mots du répertoire dont il parvient à se souvenir, sans erreur bien entendu ! C’est là que l’on peut se rendre compte du rythme, et des facilités ou difficultés d’apprentissage de chacun. En effet, certains vont réussir à écrire tous les mots présents dans le répertoire et d’autres n’en écriront aucun ; certains écrivent une majorité de mots sans erreur, d’autres n’y arrivent pas. Il s’agira alors de différencier : on ajoutera des mots à ceux pour qui cela ne pose pas problème et on laissera encore du temps à ceux qui en ont besoin.

L’enseignant corrige ces autodictées avec le code couleur suivant : rouge s’il y a erreur, vert s’il n’y en a pas. Moi je fais un point au-dessus ou en-dessous du mot. Chaque élève reporte alors ce point de couleur sur son répertoire, à côté du mot en question. Le contrat, c’est qu’à partir de 3 points verts pour un même mot (soit au bout de 3 semaines d’apprentissage quotidien, si l’on fait une dictée par semaine), on considère que ce mot est acquis et qu’il n’est plus nécessaire de le travailler en rituel. Il faut également compter combien de mots sont correctement orthographiés. Cela donne un nombre de points qui sont reportés dans une grille très simple :

Tableau score dictée

Les élèves colorient en vert une case par point. Le but est bien sûr de voir augmenter le nombre de points d’une semaine sur l’autre ! En CE1, on passe à une représentation sous forme de graphique, un peu plus complexe.

Dès que cela est possible, ce sont les élèves eux-mêmes qui copient les mots dans leur répertoire. L’enseignant corrige alors systématiquement pour ne pas laisser d’erreurs. Pour ceux qui n’ont pas une écriture très lisible, on continue les étiquettes le temps qu’il faut.

Après une période (variable) d’apprentissage dirigé en collectif ou en atelier, les élèves deviennent autonomes et cet apprentissage prend la forme d’un rituel de 5 à 10 minutes sur l’ardoise, chaque matin. C’est la première activité de la matinée : cela permet de faire entrer les élèves dans les activités scolaires de manière assez douce. Dans notre école, nous faisons une autodictée par semaine. Au bout de deux années, les élèves ont globalement beaucoup progressé dans le domaine de l’orthographe lexicale. Nous l’avons vérifié à travers les évaluations nationales. On peut aussi y intégrer quelques notions d’orthographe grammaticale, par exemple en intégrant un même mot au singulier et au pluriel (un oiseau / des oiseaux). Ainsi, l’élève apprend à accorder le nom commun avec le déterminant qui l’accompagne.

J’ai également pu tester ce dispositif en cycle 3 dans une autre école. Cela a aussi très bien fonctionné, même si la mise en place est plus complexe du fait que les grands écrivent beaucoup plus que les petits. Le cycle 2 me parait un moment idéal car c’est à cet âge que l’on commence à acquérir des notions d’orthographe lexicale. Mais on pourrait aussi envisager de ne mettre en place cet outil qu’avec certains élèves de cycle 3, par l’intermédiaire d’ateliers, de groupes de besoins ou même en aide personnalisée.

dimanche 4 septembre 2011

Outils pour la classe : mes pages de garde GS-CP

Suivant le principe de l’économie de papier cher aux enseignants, j’ai décidé cette année de m’inspirer des pages de garde de Charivari : ICI pour élaborer les miennes. Certains cahiers méritent une petite explication, la voici…

Pages de garde GS-CP

Le trésor des mots est un petit classeur souple pour le vocabulaire. Il s’agit d’un outil de cycle qui doit suivre les élèves de la GS au CE1. L’idée est de collectionner des mots comme autant de “trésors” afin de pouvoir s’en servir en classe à chaque fois que cela est utile. Vous allez me dire : “Mais pourquoi avoir choisi un classeur pour de si jeunes élèves ?”. Tout simplement parce que cet outil est évolutif. Les collections seront rangées par thème (un thème = une feuille de classeur) mais certaines seront sans doute plus importantes que d’autres. nous aurons alors besoin d’ajouter une seconde feuille pour ce thème et cela n’aurait pas été possible avec un cahier. Pour les GS, ces collections seront constituées d’images en majorité, mais cela évoluera en cours d’année et nous y ajouterons les mots écris. Pour les CP, nous mettrons directement l’image et le mot correspondant en script et en cursive. Au CE1, le trésor des mots deviendra une intercalaire dans le classeur “d’outils pour lire et pour écrire” (= étude de la langue).

Le cahier d’écrivain est un support qui me tient à cœur cette année. J’aimerais inciter mes élèves, dès le début de la grande section, à produire des écrits sans avoir peur de se tromper et en s’investissant pleinement dans cette activité. Ainsi, des séances de production écrite sous forme de dictées (de mots, de phrases) seront l’occasion, pour les élèves, d’écrire comme ils pensent, d’inventer peut-être, mais avec leurs connaissances propres, tout au long de leur apprentissage. Ce cahier sera le témoin de leurs progrès en la matière.

Le cahier d’outils pour lire et pour écrire est réservé aux CP. C’est un cahier d’étude de la langue dans sa globalité, qui contiendra les fiches sons, les exercices de lecture ainsi que les premières règles de grammaire et d’orthographe tout au long de l’année.

Le cahier de progrès est quant à lui réservé aux GS. Comme son nom l’indique, il permettra de rassembler toutes les compétences acquises par ces élèves dans les différents domaines. Je compte notamment y coller les fameux brevets évoqués sur le blog de Christine : ICI. Vous trouverez davantage d’informations sur ce type d’outil dans l’excellent blog d’Elise (qui planche cette année sur les compétences de CM1) ainsi que chez Charivari.

mardi 23 août 2011

La lecture en apprentissage (suite)

Suite et fin du document inspiré du DVD “Apprendre à lire”. Ce document reflète des pratiques expertes et progressives pour l’apprentissage de la lecture, et j’y ai ajouté les compétences des programmes 2008 mises en œuvre dans chacune des séances.

Je mets en ligne la totalité de ce travail, qui reprend les 7 étapes progressives de l’apprentissage de la lecture. Vous y trouverez des exemples de séances ou d’ateliers pour la GS et le CP. Bien sûr, une utilisation très linéaire de ce document n’est pas obligatoire. Vous pouvez piocher et ne choisir que ce qui vous semble le plus efficient pour votre contexte de classe. En revanche, les 7 étapes constituent une progression qui, elle, est à respecter.

Apprendre à lire 1               Apprendre à lire 2

N’oubliez pas d’utiliser les commentaires : vous pouvez par exemple y ajouter des idées d’activités que vous utilisez et qui fonctionnent pour compléter cet article !

Thèmes de lecture pour la période 1

De retour de vacances, je me remets tout doucement au travail. Gros morceau aujourd’hui, les thèmes de lecture pour la première période. Je dois avouer que je navigue un peu “à vue” cette année car je n’ai encore jamais enseigné en GS et une année seulement en CP, voilà pourquoi je n’ai pas envisagé de progression sur l’année pour le moment.

Dans ma classe de GS-CP, j’ai prévu de travailler un thème différent pour chacun des niveaux. L’avantage principal est que si je garde les GS l’année suivante, je ne serai pas obligée de changer à nouveau la progression du CP. Bien sûr, l’inconvénient est que cela cloisonne le groupe classe mais de toute façon, je doute que les GS et les CP commencent au même niveau en tout début d’année ! Je compte sur les interactions entre élèves et les oreilles qui trainent pour que chacun puisse tout de même profiter de ce que font les autres, si cela les intéresse ! Clignement d'œil 

Pour les GS, le travail sera centré autour de l’abécédaire. Cela va me permettre de voir où ils en sont dans la connaissance et la reconnaissance des lettres, mais aussi d’amorcer le travail de graphisme et d’écriture des lettres en majuscules d’imprimerie.

Progressions Ecrit P1GS

Pour les CP, j’ai d’abord choisi l’album de lecture suivie : “Viens jouer avec moi, Petite Souris !”. Ainsi, le thème de la structuration du temps s’est imposé et nous tenterons de créer un semainier (qui servira aussi, bien sûr, aux GS).

Progression Lecture P1CP

Il est probable qu’à partir de la période 2, je passe à un seul thème pour tous, sans doute lié au projet de l’année autour de la danse et de la surprise… A suivre !

mardi 26 juillet 2011

La lecture en apprentissage

J’ai profité de cette journée pluvieuse pour visionner un DVD qui traînait dans mon placard depuis l’année dernière. Il s’agit du DVD “Apprendre à Lire” édité par le Scérén-CNDP suite au séminaire national du 9 mars 2006 Il propose 3 heures d’interviews de chercheurs, d’extraits de conférences et de pratiques de classe filmées.

Dans certaines séquences, des scientifiques présentent leurs recherches et montrent comment elles peuvent éclairer le travail des pédagogues. D’autres séquences offrent aux enseignants un espace pour rendre compte de leurs pratiques de classe.”

Pour celles et ceux qui n’auraient pas la possibilité (…la chance) de visionner ce support distribué cette année-là à toutes les écoles, j’ai entrepris d’en rédiger un “résumé”, sous forme de description des séquences qui y sont présentées. Ce document reflète des pratiques expertes et progressives pour l’apprentissage de la lecture, et j’y ai ajouté les compétences des programmes 2008 mises en œuvre dans chacune des séances. Je n’ai pas tout à fait terminé ce travail, mais pour vous faire patienter, je mets en ligne la première partie consacrée à la découverte et au développement de la consciences phonologique.

Apprendre à Lire                          Apprendre à Lire 2

vendredi 22 juillet 2011

L’histoire de la semaine… en détails !

J’avais déjà évoqué cette démarche ICI il y a quelques temps. J’ai envie aujourd’hui de vous la présenter plus en détails, car c’est vraiment un outil de classe TRES intéressant.

Qu’est-ce que l’histoire de la semaine ?

C’est un outil de travail qui incite les élèves à produire de l’écrit. C’est aussi une démarche de production écrite au service de la compréhension des textes narratifs.

Quels sont les niveaux concernés ?

Je pense que cela peut débuter au cours du CE1, et peut être mis en place jusqu’au CM2. Je l’ai moi-même testé dans ces deux niveaux de classe.

D’où vient cette démarche ?

De ce fabuleux livre de Mireille Brigaudiot, que je vous recommande !

Brigaudiot

L’histoire de la semaine est évoquée en page 249 : "[…] Le maître affiche une feuille de format double de A3 et explique l’enjeu d’écriture : “pour vous entraîner à écrire des histoires qui ont un début, des événements et une fin, et qui ne soient pas trop longues, je mettrai une feuille comme ça sur le mur le lundi matin et on se mettra d’accord pour décider d’un début d’histoire. Je l’écrirai. A partir de là, vous pourrez écrire la suite que vous voulez, quand vous voulez, mais il y aura des conditions. La première condition est que chacun n’a le droit d’écrire qu’une phrase dans chaque histoire. La seconde est que l’histoire doit être terminée le vendredi à midi et la fin ne doit pas dépasser la feuille”. […]”

Pourquoi mettre en place un tel dispositif ?

Après la lecture de cet ouvrage, il a paru évident que parallèlement aux activités de lecture, des activités de production écrite auraient un bénéfice certain pour la compréhension des textes lus. En effet, elles aident d’abord les élèves à utiliser leur pensée pour imaginer et développe l’imagerie mentale : leurs idées se nourrissent des lectures déjà faites ou entendues, auxquelles s’ajoutent des éléments liés à leur vécu et à leurs connaissances, leurs centres d’intérêt. L’établissement de liens entre les connaissances du lecteur et l’univers d’un récit pourra ensuite être réutilisé en lecture et favoriser la rétention de l’information. En outre, l’histoire de la semaine amène les élèves à utiliser l’écrit pour dire et communiquer : il s’agit de prendre en compte un destinataire et de lui rendre possible la compréhension de ce que l’on a écrit. La production écrite développe aussi les notions de personnages, d’événements, et aide à la construction de la logique et à la structuration du cadre du récit : autant de compétences qui pourront être réinvesties en lecture. Enfin, elle peut permettre de traiter avec les élèves des questions phonologiques, grammaticales et lexicales.

Une fois que l’histoire est écrite, comment l’exploiter ?

Le vendredi soir, je recueille l’affiche et place une feuille vierge pour la semaine à venir. Dès le lundi, nous revenons sur l’histoire de la semaine précédente, afin de la relire, d’analyser les problèmes rencontrés, et de la réécrire en résolvant ces problèmes.

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Lors de ces séances, je distribue aux élèves une version dans laquelle les erreurs d’orthographe ont été rectifiées. En effet, il s’agit dans un premier temps de centrer les élèves sur le sens du texte, et non sur l’étude de la langue.

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Une grille de critères de réussite est conçue grâce à une séance menée collectivement après la première histoire de la semaine. Celle-ci est affichée au tableau et les élèves y ont listé tous les problèmes qu’ils ont été capables de percevoir. Elle est ensuite enrichie chaque semaine, histoire après histoire. Elle reste affichée en classe tout près des affiches sur lesquelles les élèves doivent écrire : ils peuvent ainsi la consulter avant d’ajouter une phrase pour continuer le récit.

clip_image002          clip_image002[11]

 

Les séances de relecture et de réécriture doivent-elles toujours être menées collectivement ?

Non, bien sûr ! Il est possible de travailler en groupes de besoin afin de cibler des compétences adaptées au niveau de chaque élève. On peut aussi créer des groupes hétérogènes et cibler une compétence précise, liée à une difficulté importante mise en évidence par l’enseignant à la lecture de l’histoire, par exemple.

Et ensuite, que deviennent ces histoires ?

Une fois les histoires corrigées, vérifiées et relues, les élèves sont invités à les illustrer : le choix de l’illustration la plus élaborée et la plus proche du texte est ensuite effectué collectivement.

Afin de valoriser le travail des élèves, il m’a fallu trouver comment exploiter ces histoires autrement qu’en les affichant dans la classe. En effet, si les élèves, au début, prenaient plaisir à les voir ainsi exposées et à les relire, elles ont rapidement commencé à passer inaperçu au milieu des autres affichages, de plus en plus nombreux. C’est là qu’interviennent les fameux “Petits Livres” (voir ICI) ! La création de tels supports permet aux élèves de mettre en valeur leurs productions écrites sous la forme d’un véritable objet, présentant toutes les caractéristiques d’une livre : une page de couverture avec le titre choisi par les élèves, leur nom en tant qu’auteur, l’éditeur (l’école), la collection (« Les Histoires de la Semaine »), l’année d’édition (leur année de …), une pagination conforme et la possibilité d’y ajouter quelques illustrations. De plus, cela permet de mettre en œuvre des activités liées aux T.U.I.C : utilisation de l’outil informatique et du traitement de texte. Enfin, ces créations ont généré dans la classe un véritable élan d’enthousiasme et le début d’une collection de petits livres, ajoutés un à un à la bibliothèque de classe aux côtés des œuvres créées par les auteurs bien connus des élèves. Parmi eux, quelques-uns ont même commencé à écrire et à illustrer leurs propres petites histoires, en me demandant ensuite l’autorisation d’utiliser les ordinateurs de la classe pour les « transformer » en petits livres.

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