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mardi 8 février 2011

Quand le malaise enseignant devient un sujet d’études

En cette veille de grève de l’Education Nationale, cliquez sur ce lien de toute urgence !!!

Cet article explicite très bien ce que beaucoup d’entre nous pensent tout bas. On peut se demander pourquoi il n’a pas été suivi d’une médiatisation plus importante alors qu’il date de 2003 !!! Le malaise des enseignants n’est-il pas aussi un enjeu national ?…

Certaines causes de ce malaise pourraient aisément trouver des solutions concrètes sur le terrain… si les pouvoirs publics s’emparaient de la question autrement que sur un axe budgétaire.

N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires, ainsi que dans la nouvelle enquête en ligne !

mercredi 3 novembre 2010

L’exception éducative française…

Toujours dans l’actualité du moment, cet article du Monde nous informant que la France n’a pas jugé utile de se rendre au Forum sur l’éducation de Bahreïn, dans le golfe Persique, auxquels 48 pays ont pourtant participé ! Il faut dire qu’il s’agissait d’y évoquer l’école du XXIème siècle…

Un article fort intéressant, à lire ici :

Article du Monde

samedi 28 août 2010

Séparées des leurs faute de mutation, elles campent devant le rectorat de Bordeaux

Voici un lien vers le site de l’Express, le 26 août dernier. Beaucoup d’entre vous se reconnaîtront sans doute dans cette situation.

Séparées des leurs faute de mutation, elles campent devant le rectorat de Bordeaux

C’est aussi ça, l’Education Nationale… :-(

vendredi 22 janvier 2010

A réécouter, en cette période de mobilisation…

lundi 21 décembre 2009

Réforme de la masterisation : pour mieux comprendre

Je reviens à la charge avec une vidéo d’information concernant cette réforme : pour mieux la comprendre et mieux en définir les enjeux. Je me demande si l’on mesure vraiment bien les changements que cela va induire dans nos pratiques, nos écoles, auprès des élèves… Il faut agir ! N’hésitez pas à faire circuler cette info autour de vous.

vendredi 11 décembre 2009

Enseigner, un métier qui s’apprend

Bonjour à tous !

Après une longue absence due à la préparation et à la passation de la première épreuve du CAFIPEMF, me revoici avec une vidéo qui dénonce les nouvelles disposition en matière de formation des enseignants. N’hésitez pas à réagir et à donner votre avis !

Au fait, pour mon CAFIPEMF, c’est bon pour la première épreuve ! :-) Deux autres m’attendent encore…

lundi 27 avril 2009

L'IUFM, ce que l'Education Nationale a de pire

lemondefr_pet

"Des enseignants témoignent sur LeMonde.fr de leur période d'apprentissage en IUFM. S'ils ne sont pas favorables à leur fermeture, conséquence de la réforme de la mastérisation des concours de l'enseignement, tous sont critiques envers cette institution qui les a formés."

A lire, cet article du journal "Le Monde" à propos de la réforme des IUFM. Donnez votre avis !

vendredi 3 avril 2009

A quand la retraite ?

Voilà un document très drôle, pour rire un peu en ce début de vacances !

Déambulateur

lundi 30 mars 2009

Pour ne pas oublier

Nous connaissons tous cette impression que les jours filent, que les semaines se succèdent à une vitesse folle. Nous avons tous tant de choses à faire avec et pour nos classes, que nous avons parfois tendance à oublier tout ce qui bouleverse en ce moment le système éducatif.

Ecole en danger

Pour ne pas oublier, voici une petite piqûre de rappel : à diffuser largement !

dimanche 25 janvier 2009

L'école est finie

Voici un lien vers un entretien très intéressant avec Philipe Meyrieu, fameux universitaire en Sciences de l'Education, concernant les mulitples réformes de Xavier Darcos. Cinq sujets sont proposés et vous pouvez les regarder à votre convenance, suivant vos propres centres d'intérêts.

J'ai trouvé ces vidéos sur le site "regarde à vue".

image

dimanche 18 janvier 2009

Darcos et les RASED : "je connais un peu le sujet"

 

lundi 12 janvier 2009

La fatigue des enseignants

grosse fatigue

Petit billet d'humeur aujourd'hui. Je me suis réveillée ce matin FA-TI-GUEE : j'ai très mal dormi, ce qui fait que je commence la semaine fatiguée comme un vendredi soir ! Du coup, forcément, aucune patience aujourd'hui et certains élèves ont dû passer une journée au moins aussi désagréable que moi... :-(

Rassure-moi, ça t'arrive à toi aussi ??? Parce que moi, mon boulot, je le trouve épuisant. Alors quand on a la chance que tout aille bien "personnellement" parlant, ça passe. Mais quand malheureusement il y a des couacs dans notre vie privée, c'est l'horreur ! Je sais que c'est la même chose dans tout travail, mais face à une vingtaine d'élèves, je me permets très difficilement ces moments de défaillance car les pauvres n'y sont pour rien et pourtant, ce sont eux qui font les frais de cette fatigue.

Bon, quand je dis qu'ils n'y sont pour rien, je suis peut-être trop indulgente car il y en a deux ou trois dans ma classe qui me font vraiment devenir chèvre : écoute et concentration, eux pas connaître ! C'est décidé, demain s'ils continuent de ne rien faire et de ne rien écouter, je les exclus de la classe. Ca ne sert à rien que je les gronde toute la journée, ce n'est bon ni pour eux, ni pour moi.

Ca m'a fait du bien de sortir tout ça ! J'en profite pour publier un petit sondage à ce sujet : alors, fatiguant ou pas le métier d'enseignant ?... Faîtes-moi part de vos expériences !

vendredi 2 janvier 2009

Quand Philippe Meirieu s'adresse à Xavier Darcos

Pour bien commencer l'année, voici un lien vers une lettre de Philippe Meirieu adressée à notre cher Ministre. Il y évoque bien sûr les problèmes de l'école d'aujourd'hui, les réformes en cours et sa vision de notre métier et de l'Education en général.

Meirieu      Darcos

Extrait :
"Tout a été dit, depuis plusieurs mois, sur les dangers que faisaient courir à notre système éducatif les réductions budgétaires et les suppressions de postes déjà effectuées ou à venir. [...] Reste que vous êtes membre d’un gouvernement qui fait de la réduction de la fonction publique une de ses priorités. À ce titre, vous participez d’une politique qui est, à mes yeux, infiniment dangereuse. Cette politique est dangereuse, parce qu’elle sacrifie l’avenir de notre pays à des équilibres financiers à court terme [...]."

Savais-tu que Meirieu et Darcos avaient publié un livre ensemble ?... Je l'ignorais, mais je m'apprête à combler mon ignorance en me procurant cet ouvrage !

jeudi 20 novembre 2008

La réaction de notre Ministre

Xavier-Darcos

Si vous avez manqué l'intervention de Xavier Darcos ce matin sur RTL, il est grand temps de rattraper cela en cliquant ici.

Vous y entendrez notre Ministre dénigrer le mouvement de grève d'aujourd'hui en affirmant que nous résistons au changement, que la grève est "démodée" et qu'elle n'est sans doute pas prise au sérieux par l'opinion apparemment "trop habituée" à ce type de mouvement.

Encore une fois, du mépris, aucune écoute et donc, aucun dialogue possible. Non, nous ne sommes pas réfractaires au changement. Nous savons qu'il faut changer l'école ! Mais la changer en BIEN ! Monsieur le Ministre nous reproche de nous mettre en grève (en distillant habilement au sein de l'opinion publique l'idée que la grève n'a pour but que de faire du tort aux familles...) mais quel autre moyen avons-nous de faire entendre notre voix puisque nous ne sommes pas consultés en amont ?!

mercredi 19 novembre 2008

Grève du 20 novembre : prenons le temps de PENSER l'école

école fermée

Notre école sera fermée jeudi. Et la vôtre ?

Face à la menace de suppression des RASED et de l'école maternelle des 2-3 ans, à la réforme du mode de recrutement des enseignants (dès 2010, un bac + 5 suffira sans aucun stage de formation initiale !), et à l'apparition des Etablissement Publics d'Enseignement Primaire (EPEP) dont un projet de loi sera voté en janvier pour une éventuelle mise en place en septembre 2009, il est temps d'AGIR et de REFLECHIR.

J'ai assisté aujourd'hui à une conférence de Philippe Meirieu, sur l'avenir de l'école et le message qui en ressort est :
il faut penser l'école !

Commençons par un état des lieux :
- Notre gouvernement met en avant la faiblesse des résultats des élèves de l'école primaire et se sert de cet argument pour pointer du doigt ses instituteurs et justifier sa politique en matière d'éducation. Or, c'est oublier un peu vite que l'école primaire est pionnière en matière d'aide et d'intégration des élèves en difficultés.
- On nous rend responsables du faible niveau d'orthographe des élèves. Mais c'est oublier un peu vite que les adultes eux-mêmes sont touchés. Ceux-là même qui étaient scolarisés pendant ces belles années où l'école n'était pas du tout montrée du doigt ! De plus, alors que dans la société actuelle la norme écrite est dévalorisée, que l'on écrit de moins en moins, l'école est encore l'un des rares lieux où la production écrite est valorisée et encouragée (journaux scolaires, correspondance, etc.) !
- Enfin, notre société vit un changement rapide et brutal de contexte : ainsi, près de la moitié des enfants, aujourd'hui, possèdent une télévision dans leur chambre. Statistiquement, les programmes qu'ils regardent le plus sont ceux de la TNT et ils passent en moyenne plus de 2 heures par jour devant la télévision. Sans compter la place de plus en plus importante de l'Internet. Nous assistons à des phénomènes sociologiques de grande ampleur qui peut être illustré par un exemple simple : si, en 1930, nos enfants étaient capables de se concentrer 20 minutes en moyenne sur une activité type "puzzle", en 2007, leur temps moyen de concentration ne dépasse par 3 minutes ! Nous avons dans nos classes des élèves qui ne supportent plus d'attendre, qui sont excités, soumis à la surinformation en permanence. Sans compter la fatique : en effet, des études montrent que les enfants ont perdu 1 heure 30 de sommeil par jour ces trente dernières années...
Forts de ces constats, interrogeons-nous donc sur la façon dont la société traite nos enfants...

Soulignons également certaines idées erronées distillées ça et là par les médias et quelques politiques :
- On entend dire que les enseignants "sacrifient les savoirs pour la pédagogie"... C'est un non sens total ! Comment peut-on aujourd'hui affirmer une telle chose ? Sans savoirs à enseigner, il n'y a pas de pédagogie utile, et sans la pédagogie, comment enseigner ces savoirs ? Les savoirs et la pédagogie ne s'opposent pas, ils s'articulent ensemble.
- On oppose la motivation et la travail. Mais là encore, c'est un faux débat. En effet, le travail d'un enseignant est justement de parvenir à mobiliser les élèves POUR qu'ils travaillent. Ces deux notions vont donc forcément de paire.
- Les nouveaux programmes font la part belle à l'entraînement systématique, au détriment des situations de découverte qui seraient non productives. Mais c'est méconnaître la pédagogie que d'affirmer cela car rien n'est plus codifié, cadré, organisé et accompagné qu'une situation de découverte en classe.
- On entend parler de la maternelle comme une sorte de simple "accompagnement psychologique bienveillant". Quelle erreur ! C'est justement le lieu des premiers apprentissages, dont certains seront le socle des notions qui seront enseignées à l'école primaire.
- Pour finir, avez-vous remarqué que les parents d'élèves semblent toujours satisfaits du travail de l'enseignant de leur enfant, MAIS que l'image de l'école, actuellement, est catastrophique ? Etrange paradoxe... Ce fantasme d'une "mauvaise" école est installé dans l'opinion publique sans aucune réflexion sur ce qu'est vraiment l'école de la République.

On dénigre la pédagogie. On attaque l'Institution. On nous a affirmé que la suppression de l'école le samedi matin allait améliorer les relations entre les familles et les enseignants. Mais c'est l'inverse qui se passe ! Le samedi était en effet le seul jour où les parents d'élèves étaient disponibles et où la rencontre et le dialogue étaient possibles. De plus, ce nouveau rythme malmène l'équilibre chronobiologique des enfants : en se levant plus tard le samedi, ils se couchent aussi plus tard et sont déjà fatigués lorsqu'ils arrivent à l'école le lundi matin. Les 2 heures de soutien hebdomadaires sensées remplacer ces samedis ne font qu'alourdir la journée d'école déjà pesante d'élèves qui sont en difficulté scolaire. En réalité, on comprend bien comment les choses fonctionnent, tel un engrenage parfait : on supprime le samedi matin pour ajouter des heures de soutien et de là, avoir une bonne raison de supprimer les Réseaux d'Aide aux Elèves en Difficulté (RASED)...

On tente de nous faire croire que la lisibilité (à travers la publication des résultats des évaluations nationales, le fichier BASE ELEVES...) et la concurrence entre écoles qui en découlera est un gage de qualité. On "étiquette" les élèves et les établissements afin que tout soit transparent pour les parents et qu'en bons consommateurs, ils puissent choisir la "bonne école" comme ils choisissent le "bon produit" au supermarché. Cette logique consumériste, n'est-elle pas contraire à l'esprit de l'école de la République ? Doit-on considérer les élèves et l'école comme des biens de consommation ?

Pour lutter contre cette désinformation et cette dévalorisation de l'école publique, trois stratégies s'offrent à nous :
- Restons des pédagogues. Ne devenons pas de simples "exécutants" de textes officiels imposés sans concertation par le Ministère. Continuons de nous former, de réfléchir sur notre métier, de prendre de la distance et de nous interroger sur nos pratiques.
- Dialoguons avec les parents d'élèves qui sont eux-aussi les premiers concernés par les questions d'éducation. Informons-les sur les dangers qui menacent l'école de leurs enfants. Contrairement à ce que sous-entendent très souvent les médias, les enseignants et les parents ne sont pas les uns contre les autres. Nous avons tous un intérêt commun : celui des enfants que nous instruisons et que nous éduquons. Accueillons-les, informons-les et expliquons-leur notre vision et notre amour du métier.
- N'ayons pas peur de nous EXPRIMER : pas seulement sur l'école, la technicité, mais aussi sur l'éducation, nos valeurs et ce pour quoi nous avons choisi ce métier.

Un vrai débat sur l'école doit avoir lieu : sur ce qu'elle est, ce qu'elle ne doit pas être et ce qu'elle risque de devenir !

dimanche 16 novembre 2008

Nos enfants nous accuseront

La courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d'ordre : ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.

Film sorti le 5 novembre dans...18 salles seulement ! Une sacré prise de conscience. Rien que la bande annonce ne laisse pas indifférent.

samedi 15 novembre 2008

"En conscience, je refuse d'obéir."

As-tu lu la lettre d'Alain Refalo ? Ces derniers temps, elle a agi comme un déclic chez un grand nombre d'enseignants.

Le 12 novembre, cet instituteur de Haute-Garonne a été reçu par son Inspecteur de circonscritpion, accompagné d'un représentant de l'Inspecteur d'Académie. En effet, l'Inspection académique a reçu l'ordre du Ministère d'ouvrir une enquête au sujet de cette affaire et de lui transmettre un rapport.

"L’entretien a duré 1h30 durant lequel il lui a été demandé s’il confirmait le contenu de la lettre. Alain Refalo a confirmé point par point les sujets sur lesquels il considérait son devoir de désobéir.
Les inspecteurs ont voulu connaître ses motivations. Alain Refalo a dit que depuis des mois les enseignants n’étaient pas entendus, malgré les pétitions, les grèves, les tribunes dans la presse. Il a affirmé avoir posé cet acte de désobéissance en souhaitant que d’autres prennent le relais, que ce mouvement s’amplifie afin de créer un débat public et un rapport de forces avec l’administration.
Il est évident que ce qui embarrasse aujourd’hui le Ministère c’est la publicité donnée à cette lettre, sa diffusion comme une traînée de poudre sur Internet.
Une fois le rapport transmis à l’IA, Alain Refalo sera certainement convoqué pour un nouvel entretien avec l’IA."

Certains syndicats proposent une lettre écrite sur le même modèle à envoyer à nos Inspecteurs d'Académie pour relayer cet appel à la résistance d'Alain Refalo.

Dans le contexte actuel, après l'annonce de l'intention de surveillance, par le Ministère de l'Education, de tous les sites contenant des propos contestataires et à l'approche de la grève du 20 novembre prochain, il m'a semblé important de te la communiquer. Certes, certains de ses propos méritent d'être analysés et peut-être modérés. Mais que l'on soit d'accord ou pas avec cet enseignant, l'intérêt de cette lettre réside dans la réflexion qu'elle engendre, les questions qu'elle pose et ce renvoi à nous-mêmes et à nos conditions de travail.

lundi 3 novembre 2008

La différenciation

La pédagogie différenciée est un thème qui m'intéresse beaucoup. C'est notamment lorsque je faisais partie d'une association d'aide aux devoirs, il y a plusieurs années, que j'ai pu m'apercevoir de la variété de moyens que les élèves mettent en oeuvre pour "faire" ou pour "apprendre". Pour une même leçon, chacun fonctionnait de manière différente, l'un préférant découvrir la notion à force de mises en situation, l'autre ayant besoin de la leçon d'abord avant de pouvoir se lancer dans des exercices ; l'un comprenant mieux à l'aide de schémas alors que l'autre n'avait besoin que d'explications orales...

Mais commençons par un bref historique de cette pédagogie : après Piaget qui a avancé l'idée que tous les enfants ne se développent pas au même rythme, Célestin Freinet puis Ferdinand Oury mettent en oeuvre des pédagogies centrées sur les élèves, en tenant compte de leurs désirs et de leurs particularismes. Plus récemment, Philippe Meirieu a défini et donné le cadre de la pédagogie différenciée. Enfin, les programmes de 2002 ont largement insisté sur le fait de prendre en compte la diversité des élèves et de considérer toute classe comme une classe à cours multiples. Il est vrai que de nos jours, les classes sont plus hétérogènes que jamais. De plus, contrairement aux années soixantes, la vision de l'enseignement de la part des familles a nettement changé et "écouter", "obéir" et "faire des efforts" ne sont pas des notions acquises d'avance par nos élèves. Sans compter qu'au sein d'une classe, certains élèves ne se sentent que peu concernés et d'autres, délaissés, mis de côté.

Lors de ma précédente inspection, l'Inspecteur a assisté à une séance d'autonomie/remédiation (tel que je l'avais formulé dans mon emploi du temps). Cela avait piqué sa curiosité. En effet, chaque semaine, je prenais 30 minutes un groupe d'élèves dans un domaine particulier, sur une notion qui leur avait posé problème. Pas plus de 5 élèves (sur une classe de 25) car la source de leur difficulté n'était pas la même. Je reprenais avec eux la notion en essayant de la leur enseigner individuellement, selon les besoins de chacun. Le reste de la classe, qui n'avait pas besoin de moi sur cette notion, effectuait des exercices d'entraînement ou de perfectionnement en autonomie. En effet, cela m'a paru bien plus utile et approprié qu'une correction collective durant laquelle ces 5 élèves ne se seraient probablement pas exprimés et n'auraient pas tiré de bénéfices de mes explications. Mais il y a tant d'autres moyens de pratiquer la différenciation ! La mise en place de groupes de besoin, l'aménagement du temps de travail, proposer des tâches différentes, le tutorat entre élèves, le décloisonnement, et j'en oublie...

De mon point de vue, la classe ne forme pas un bloc. C'est un ensemble d'individus tous différents dont il faut s'efforcer de tenir compte. La "solution" des nouveaux programmes 2008 est l'Aide Personnalisée : une façon de contourner le problème du sureffectif de nos classes tout en maintenant une certaine forme de pédagogie différenciée... Mais pour moi il n'y a pas de mystère : la différenciation passe par des classes moins chargées. Or cela, notre Ministre ne semble pas l'entendre...
Pour en savoir plus, le livre "Comment différencier la pédagogie" d'Eric Battut et Daniel Bensimhon.

mardi 28 octobre 2008

Les RASED en danger !

D'après les prévisions budgétaires du gouvernement, sur les 6000 emplois supprimés dans le primaire, 3000 seront des maîtres E, et les maîtres G, les rééducateurs, vont être « sédentarisés ». Les RASED (Réseaux d'Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté) sont donc bel et bien en danger. Seuls les psychologues scolaires y survivront mais ils seront surtout chargés de constituer les dossiers pour la scolarisation des élèves handicapés.
Les aides apportées aux élèves par les RASED vont disparaître, et nous serons de plus en plus seuls face aux difficultés spécifiques des élèves. En clair, "débrouillez-vous" ! Le gouvernement semble croire que les fameuses heures d'Aide Personnalisée (le fameux "soutien") règleront tous les problèmes... Mais sommes-nous des enseignants spécialisés ? Avons-nous tous suivi cette formation ? Non et loin de là ! Polyvalents, OUI, mais nous ne sommes pas des magiciens, encore moins des faiseurs de miracles...
Pour signer la pétition pour la défense des RASED, c'est ici.