dimanche 15 juillet 2012

Bilan d’une année en GS-CP (1)

Comme cela m’a été demandé par mail ou par l’intermédiaire de commentaires sur le blog, je rédige un premier bilan de cette année très mouvementée en GS-CP.

Mouvementée car je n’avais jamais eu ce double niveau auparavant, j’avais eu peu de temps pour m’y préparer, mes expériences en maternelle dataient un peu, ma classe était la seule de l’école à ne pas être dans le bâtiment “maternelle” mais dans le bâtiment “élémentaire” (avec tout ce que cela implique : cours de récré éloignées géographiquement, pas la même entrée pour les parents…) et surtout, je n’avais pas d’ATSEM en période 1 !

Vous avez pu lire dans différents articles les choix que j’ai pu faire. C’est le moment d’en partager les résultats. Je commence donc par le bilan de l’organisation qui m’a bon gré mal gré suivi tout au long de cette année, le plan de travail.

Classe1

Comme vous avez pu le lire, ce fonctionnement en plan de travail était inspiré de l’excellent site des Maternailes, mais j’avais choisi de ne pas utiliser les boîtes d’inscription. En effet, les élèves oubliaient très régulièrement d’apporter leur étiquette prénom et/ou de les placer dans les boîtes à la fin de l’atelier. Comme bien d’autres problèmes “pratiques” se posaient, je n’avais pas le temps d’attendre que chacun s’y fasse, d’autant que je ne savais pas combien de temps cela prendrait. J’ai donc préféré utiliser un tableau d’inscription affiché au coin regroupement : dès qu’un élève avait terminé l’un des ateliers du plan de travail, il devait aller placer une croix dans la bonne case du tableau. J’ai gardé ce système toute l’année car j’en ai été très satisfaite.

Les avantages :

- Une visibilité immédiate : lorsqu’un élève se levait pour changer d’atelier, je pouvais le voir et m’assurer qu’il aille bien cocher une case du tableau avant de passer à autre chose.

- En regroupement, suite à une série d’ateliers, nous sommes beaucoup revenus en début d’année sur les oublis ou, plus courant, sur les travaux “bâclés”, non terminés ou qui ne respectaient pas la consigne alors qu’ils avaient bel et bien été cochés. Un gros travail sur l’accomplissement du “métier d’élève” a donc pu être mis en œuvre, ce qui est je pense très important en cette dernière année d’école maternelle.

- Nous avons également travaillé toute l’année la lecture et le repérage dans un tableau à double entrée.

- Lors de la passation des consignes le lundi matin, je demandais souvent aux élèves d’essayer de trouver, à partir de l’image, quelle serait l’activité en question, ce que cela allait nous apprendre et comment nous allions devoir faire. Les jours suivant, l’image du tableau permettait aux élèves de se souvenir de ces consignes et de l’objectif visé. C’était donc un gain de temps considérable.

- Ce système permet aux élèves de savoir où ils en sont dans leur travail : ce qu’ils ont réussi à terminer, ce qu’il leur reste à faire, ce que les autres ont fait. A l’aide de nombreuses discussions en regroupement, nous avons ainsi pu apprendre qu’on ne travaille pas tous au même rythme, qu’il faut respecter le rythme de chacun mais que trop tarder (ne faire qu’un atelier dans la semaine par exemple) cachait souvent une difficulté particulière. Un certain esprit de solidarité s’est ainsi développé.

- Cela a rendu les élèves très autonomes, ce qui m’a permis de mieux m’organiser ensuite avec les CP.

- Une telle organisation permet aux élèves de travailler par groupes d’affinité : j’ai bien sûr eu un peu peur au début que certains n’en profitent pour faire les zozos et déranger le groupe, voir la classe, au lieu de travailler. Il est vrai qu’il m’est arrivé dans l’année d’interdire à deux élèves d’être ensemble car leur travail n’avançait pas. Mais outre ces rares exceptions, de tels groupes ont un effet extrêmement positif sur la motivation des élèves. Ainsi, certains d’entre eux, peu enclins au travail, ont fini par s’investir car ils ont été entraînés par le dynamisme des autres. D’autres, à l’esprit de compétition acéré, ont tout fait pour réussir mieux que leur “rival” Sourire. D’autres encore se sont intéressés à des domaines qu’ils ne connaissaient guère parce que leur meilleur copain avait l’air d’adorer cela ! Cet avantage a été pour moi le plus visible et le plus important pour la dynamique et le climat de la classe.

- Cela permet à l’enseignant d’organiser au mieux chaque semaine suivant la progression visée : il est possible d’organiser des ateliers dans un, deux, trois ou quatre domaines différents (voire plus) et de conserver les plans de travail déjà effectués pour savoir où on en est et ce qu’il reste à travailler.

Les inconvénients :

- Cela demande justement une organisation particulière et laisse peu de place à l’improvisation. Il faut anticiper chacun des ateliers, préparer à l’avance le matériel et être au clair sur les objectifs visés.
- Il faut aussi prendre le temps de créer les tableaux, de prendre des photos (ou d’en trouver sur le net) pour illustrer au mieux chaque atelier.

Bien sûr, cela demanderait d’être ajusté et sans doute organisé de manière beaucoup plus progressive avec des PS ou des MS, mais au vu de ce qui est proposé sur le site des Maternailes, ça n’est sans doute pas impossible. L’organisation d’ateliers tournants ne m’avait jamais vraiment convaincue mais avant cette année, je n’avais jamais osé tenter autre chose. Maintenant que j’ai goûté au plan de travail et aux groupes par affinité, je pense que je ne pourrais plus faire autrement !

2 commentaires:

fofy a dit…

Merci pour ton bilan très intéressant!
Par contre y a un petit problème : on n'a pas la fin de tes phrases ... le texte est "mangé" en fin de ligne...

Angie a dit…

Merci Fofy pour cette remarque fort pertinente, cela m'avait échappé ! Les rectifications sont faites;-).

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