samedi 4 août 2012

Nouvelles programmations CP

Ca y est, je m’y suis remise ! Sourire Je vous propose ici mes programmations pour le CP : le Dire – Lire – Ecrire, l’Etude de la Langue, les Mathématiques (jusqu’à la période 3), l’Anglais, la Découverte du Mondel’Instruction Civique et Morale, les Arts Visuels et l’Education Musicale ainsi que le B2I. Pour l’EPS, j’attends d’avoir l’emploi du temps de l’année fourni par notre intervenant.

Pour les élaborer, je me suis servie de celles proposées sur le fabuleux blog d’Elise. Elle y décrit une démarche passionnante sur les cartes d’apprentissages dont je pense probablement m’inspirer. Mon objectif serait de faire participer plus activement les élèves à leurs évaluations en les rendant pleinement conscients de ce qu’ils apprennent.

Avant d’élaborer les affichages correspondant à ces cartes et de publier un article sur le sujet, je partage donc d’abord mes programmations.

Dire Lire Ecrire     Mathématiques     Etude de la Langue     LVE

Découverte du Monde     Instruction Civique et Morale     Arts Visuels et Education Musicale     B2I

En gras, vous trouverez les compétences décrites dans les programmes de 2008. Juste en-dessous, chaque point représente la sous-compétence qui sera exposée aux élèves et qui apparaitra dans les évaluations, qu’elles soient finales ou continues. Ce sont les mêmes intitulés qu’Elise, très légèrement adaptés au fonctionnement de ma classe.

N’oubliez pas : lorsque vous téléchargez un document, laissez-moi un commentaire ! Sourire

mercredi 18 juillet 2012

Le nouveau calendrier scolaire

Il y aura du changement dans nos dates de vacances scolaires !

Ce nouveau calendrier est paru au B.O n°28 du 12 juillet dernier et porte sur cette année scolaire 2012/2013. A vos agendas ! Clignement d'œil

Calendrier scolaire

lundi 16 juillet 2012

Bilan d’une année en GS-CP (2)

Aujourd’hui, je reviens sur les règles de vie et le système des colliers mis en place cette année.

En tout début d’année, les élèves ont découvert les règles “imprescriptibles” de la classe : celles que l’enseignant annonce d’emblée et qui ne sont pas discutables (ne pas taper, ne pas déranger les autres, écouter la maîtresse). Puis, après quelques jours, nous avons discuté ensemble d’autres règles qu’il faudrait ajouter compte-tenu du vécu de la classe : se ranger correctement, ne pas bousculer dans les escaliers, être silencieux pendant le travail, lever le doigt pour demander la parole, etc. J’ai alors introduit le tableau du comportement tel qu’il apparaît dans cet article.

Après deux avertissements oraux (ou moins si la faute était vraiment grave), je demandais aux élèves qui ne respectaient pas l’une des règles de chercher l’étiquette correspondant dans la boîte des bêtises. Cette bêtise était accrochée sur l’affichage collectif et j’enlevais alors l’une des étiquettes “collier”. Ces colliers étaient accrochés dans chaque coin jeu :

- Collier bleu : Pour le coin bibliothèque.
- Collier marron : Pour le coin écoute. Il s’agit d’un lecteur CD auquel j’ai branché une multiprise avec 3 casques pour une écoute simultanée de plusieurs élèves.
- Collier rose : Pour le coin garage.
- Collier rouge : Pour le coin dinette, devenu par la suite le coin marchande.
- Collier vert : Pour le coin poupée.

Sans collier, impossible d’accéder au coin en question ! Ainsi, plus les élèves faisaient de bêtises, plus ils s’interdisaient de coins jeux. Lorsqu’un élève perdait tous ses colliers, je rencontrais sa famille pour mettre les choses au clair et il n’avait plus le droit de jouer pendant son temps libre. Il devait aller s’assoir sur la fameuse “chaise rouge” à côté du bureau de la maîtresse.

Au fur et à mesure, je me suis rendue compte que certains parents étaient demandeurs d’un suivi plus poussé à la maison. Il a donc fallu trouver un moyen de les informer régulièrement du comportement de leur enfant à l’école. J’ai choisi d’associer à ce tableau les “fleurs du comportement” trouvées sur le site de l’Inspection de Valenciennes Anzin. Cela m’a permis d’automatiser davantage mes avertissements. Dès lors, après un premier avertissement oral sans effet, les élèves devaient poser leur cahier de liaison sur mon bureau. Au second avertissement sans effet, ils coloriaient le pétale du jour en orange. Enfin, au dernier avertissement, c’était du rouge et une bêtise accrochée au tableau. Cela a permis aux élèves de mieux se repérer. En général, ils commençaient à se calmer lorsque leur cahier était sur mon bureau. Certains jours, lorsque j’avais trop de cahiers à mon goût, cela me permettait de remettre les choses au point avec eux collectivement et de leur montrer que là, il y avait vraiment quelque chose qui n’allait pas. C’était l’occasion d’en discuter.

Fleurs du comportement

Les avantages :

- Ce système de suivi n’est pas très contraignant. En effet, chaque avertissement est suivi d’un fait. Cela m’a permis de ne pas me perdre en oubliant que j’avais déjà donné un avertissement à un tel ou qu’un autre en était déjà au deuxième.
- Il permet de dialoguer à partir des traces qu’il laisse : les cahiers sur le bureau, les bêtises sur l’affichage collectif.
- Ces traces permettent aussi aux élèves d’avoir des repères concrets sur leur comportement.
- Le suivi pour les parents est simple et lisible.
- Au bout d’une année scolaire (et oui, pour certains il a fallu toute une année !), les progrès sont notables !

Les inconvénients :

- Cela demande du temps. Ainsi, chaque vendredi, nous revenions sur les fleurs de chacun soit pour les colorier en vert lorsqu’il n’y avait rien eu de particulier (et pour féliciter ceux qui respectaient bien les règles de vie), soit pour compter les jours orange ou rouges (et donner des conseils à ceux qui avaient plus de mal à garder un comportement acceptable). Je tiens d’ailleurs à préciser que ces discussions ne déviaient jamais sur un jugement personnel. Il s’agissait toujours de mettre chaque élève face à son métier d’élève, ce qui est bien différent.
- Cela demande aussi une certaine préparation matérielle (tableau, étiquettes, colliers).

Cela dit, ce temps n’est pas pour moi du temps perdu. Il me semble que beaucoup de choses se jouent en GS concernant le métier d’élève. J’en ai eu pour preuve la différence de comportement entre les GS et les CP. Ces-derniers ont en effet intégré les règles beaucoup plus rapidement que les GS et ont eu plus de facilité à les respecter : plus grands, ils ont réussi à mieux se contrôler et à mieux gérer la frustration.

Je ne pense pas réitérer ce fonctionnement l’an prochain avec mes CP car je n’aurai pas autant de coins jeux dans la classe. Je ne vais conserver que le coin bibliothèque et le coin écoute en ajoutant certainement un coin dessin/bricolage. Je réfléchis en tous cas à un système similaire, responsabilisant les élèves et les faisant réfléchir sur leur comportement, ses conséquences et le métier d’élève.

dimanche 15 juillet 2012

Bilan d’une année en GS-CP (1)

Comme cela m’a été demandé par mail ou par l’intermédiaire de commentaires sur le blog, je rédige un premier bilan de cette année très mouvementée en GS-CP.

Mouvementée car je n’avais jamais eu ce double niveau auparavant, j’avais eu peu de temps pour m’y préparer, mes expériences en maternelle dataient un peu, ma classe était la seule de l’école à ne pas être dans le bâtiment “maternelle” mais dans le bâtiment “élémentaire” (avec tout ce que cela implique : cours de récré éloignées géographiquement, pas la même entrée pour les parents…) et surtout, je n’avais pas d’ATSEM en période 1 !

Vous avez pu lire dans différents articles les choix que j’ai pu faire. C’est le moment d’en partager les résultats. Je commence donc par le bilan de l’organisation qui m’a bon gré mal gré suivi tout au long de cette année, le plan de travail.

Classe1

Comme vous avez pu le lire, ce fonctionnement en plan de travail était inspiré de l’excellent site des Maternailes, mais j’avais choisi de ne pas utiliser les boîtes d’inscription. En effet, les élèves oubliaient très régulièrement d’apporter leur étiquette prénom et/ou de les placer dans les boîtes à la fin de l’atelier. Comme bien d’autres problèmes “pratiques” se posaient, je n’avais pas le temps d’attendre que chacun s’y fasse, d’autant que je ne savais pas combien de temps cela prendrait. J’ai donc préféré utiliser un tableau d’inscription affiché au coin regroupement : dès qu’un élève avait terminé l’un des ateliers du plan de travail, il devait aller placer une croix dans la bonne case du tableau. J’ai gardé ce système toute l’année car j’en ai été très satisfaite.

Les avantages :

- Une visibilité immédiate : lorsqu’un élève se levait pour changer d’atelier, je pouvais le voir et m’assurer qu’il aille bien cocher une case du tableau avant de passer à autre chose.

- En regroupement, suite à une série d’ateliers, nous sommes beaucoup revenus en début d’année sur les oublis ou, plus courant, sur les travaux “bâclés”, non terminés ou qui ne respectaient pas la consigne alors qu’ils avaient bel et bien été cochés. Un gros travail sur l’accomplissement du “métier d’élève” a donc pu être mis en œuvre, ce qui est je pense très important en cette dernière année d’école maternelle.

- Nous avons également travaillé toute l’année la lecture et le repérage dans un tableau à double entrée.

- Lors de la passation des consignes le lundi matin, je demandais souvent aux élèves d’essayer de trouver, à partir de l’image, quelle serait l’activité en question, ce que cela allait nous apprendre et comment nous allions devoir faire. Les jours suivant, l’image du tableau permettait aux élèves de se souvenir de ces consignes et de l’objectif visé. C’était donc un gain de temps considérable.

- Ce système permet aux élèves de savoir où ils en sont dans leur travail : ce qu’ils ont réussi à terminer, ce qu’il leur reste à faire, ce que les autres ont fait. A l’aide de nombreuses discussions en regroupement, nous avons ainsi pu apprendre qu’on ne travaille pas tous au même rythme, qu’il faut respecter le rythme de chacun mais que trop tarder (ne faire qu’un atelier dans la semaine par exemple) cachait souvent une difficulté particulière. Un certain esprit de solidarité s’est ainsi développé.

- Cela a rendu les élèves très autonomes, ce qui m’a permis de mieux m’organiser ensuite avec les CP.

- Une telle organisation permet aux élèves de travailler par groupes d’affinité : j’ai bien sûr eu un peu peur au début que certains n’en profitent pour faire les zozos et déranger le groupe, voir la classe, au lieu de travailler. Il est vrai qu’il m’est arrivé dans l’année d’interdire à deux élèves d’être ensemble car leur travail n’avançait pas. Mais outre ces rares exceptions, de tels groupes ont un effet extrêmement positif sur la motivation des élèves. Ainsi, certains d’entre eux, peu enclins au travail, ont fini par s’investir car ils ont été entraînés par le dynamisme des autres. D’autres, à l’esprit de compétition acéré, ont tout fait pour réussir mieux que leur “rival” Sourire. D’autres encore se sont intéressés à des domaines qu’ils ne connaissaient guère parce que leur meilleur copain avait l’air d’adorer cela ! Cet avantage a été pour moi le plus visible et le plus important pour la dynamique et le climat de la classe.

- Cela permet à l’enseignant d’organiser au mieux chaque semaine suivant la progression visée : il est possible d’organiser des ateliers dans un, deux, trois ou quatre domaines différents (voire plus) et de conserver les plans de travail déjà effectués pour savoir où on en est et ce qu’il reste à travailler.

Les inconvénients :

- Cela demande justement une organisation particulière et laisse peu de place à l’improvisation. Il faut anticiper chacun des ateliers, préparer à l’avance le matériel et être au clair sur les objectifs visés.
- Il faut aussi prendre le temps de créer les tableaux, de prendre des photos (ou d’en trouver sur le net) pour illustrer au mieux chaque atelier.

Bien sûr, cela demanderait d’être ajusté et sans doute organisé de manière beaucoup plus progressive avec des PS ou des MS, mais au vu de ce qui est proposé sur le site des Maternailes, ça n’est sans doute pas impossible. L’organisation d’ateliers tournants ne m’avait jamais vraiment convaincue mais avant cette année, je n’avais jamais osé tenter autre chose. Maintenant que j’ai goûté au plan de travail et aux groupes par affinité, je pense que je ne pourrais plus faire autrement !

jeudi 12 juillet 2012

Des fiches sons pour le CP

Voici les fiches sons telles que je les ai conçues cette année. Il y a trois ans, elles ressemblaient plutôt à ça. Mais que voulez-vous, je ne peux pas m’empêcher de faire évoluer ma pratique, j’ai du mal à réutiliser telles quelles d’année en année mes ressources…

Ces fiches ont évolué en cours d’année : très simples en période 1, elles se sont complexifiées par la suite :

Fiche son P1          Fiche son P4

Très vite, j’ai intégré l’ouvrage “J’entends, je vois, j’écris” à ma progression hebdomadaire. Je ne peux que vous conseiller cet ouvrage, concret, extrêmement complet et qui convient aussi bien pour le CP que pour le CE1.

J'entends je vois j'écris

Ainsi, la semaine se découpait comme suit :

1er jour : Nous partons de la lecture d’une comptine et les élèves, en la lisant (ou en l’entendant) doivent trouver quel est le son de la semaine. Une fois ce son trouvé, je leur montre le geste associé et nous faisons des exercices oraux de discrimination tels qu’ils sont décrits dans le livre de Claude Picot. Nous organisons ensuite dans la classe une “chasse au son” : grâce à leur ardoise, les élèves partent à la recherche de tous les mots de la classe contenant ce son. Ils doivent s’aider des mots écrits dans la classe et les recopier sans erreur pour qu’ils soient validés. Sous la dictée des élèves, je copie ces mots sur un tableau qui restera visible toute la semaine. La comptine est ensuite collée dans le “cahier d’outils pour lire et pour écrire”. Elle sera à lire pour le lendemain.

2ème jour : Nous relisons à voix haute la comptine, nous rappelons le son de la semaine (et son geste) et nous refaisons quelques exercices oraux de discrimination. Je distribue alors la fiche son, qui reprend les mots trouvés par les élèves lors de la chasse au son de la veille. Nous lisons ensemble cette fiche et nous détaillons les différentes écritures du son. Puis elle est collée dans le cahier juste à côté de la comptine. Ces deux documents seront à lire pour le jour suivant. Suivant les besoins des élèves, je prends un groupe de besoin avec moi en fond de classe pour retravailler ensemble le son à l’oral et/ou à l’écrit. Les autres démarrent pendant ce temps une fiche d’”écriture inventée” :

Ecriture Inventée 2

Il s’agit de trouver comment s’écrivent les mots dessinés. Pour cela, les élèves peuvent s’aider de tous les documents et affichages qui sont présents dans la classe. C’est en effet un véritable apprentissage que de savoir se servir de ce type de ressources. Ils peuvent aussi l’écrire comme ils pensent ou comme ils savent, mais c’est plus risqué ! Les mots erronés seront ajoutés au répertoire d’orthographe après correction (voir ICI la description détaillée de cet outil).

3ème jour : Des exercices écrits sont proposés aux élèves et je différencie en organisant des groupes de besoin (tous les élèves n’ont pas la même quantité ou bien certains travaillent avec moi en atelier pendant que les autres sont en autonomie). Cette année, j’ai utilisé les fichiers “PATATI et PATATA”. Ils sont pratiques car complètement décrochés de la méthode, ce qui permet d’avoir une banque d’exercices de phonologie pure sans référence à un thème ou à un album, comme c’est souvent le cas. Ils sont aussi assez économiques ! Pour l’année prochaine, je n’en ai pas racheté car au fil de l’année, les exercices deviennent trop répétitifs et un peu trop simples pour les meilleurs élèves. En revanche, il m’en reste quelques-uns pour ceux qui seront le plus en difficulté. Pour les autres, je combinerai les exercices de ce fichier avec celui-ci, déniché par une collègue cette année :

Manuel d'écriture

Les exercices sont à la fois plus complets et plus complexes, donc plus intéressants. Un peu plus chers, je n’ai pas pu investir pour toute la classe. Je ferai donc des photocopies ou bien réorganiserai moi-même une mise en page adaptée…à voir !

4ème jour : Si un ou deux exercices de la veille ont posé problème à une majorité d’élèves, nous y revenons collectivement. Si les erreurs ne concernent qu’un groupe restreint, je prends ces élèves avec moi pour une correction détaillée pendant que les autres corrigent seuls leurs erreurs puis passent à une nouvelle série d’exercices écrits.

Cette fin de semaine est aussi l’occasion pour moi de compléter un tableau “bilan” dans lequel je note quelles ont été les difficultés particulières de chaque élève pour le son en question. Cet outil me permet de prévoir des activités de soutien et de remédiation à d’autres moments et/ou en aide personnalisée. Je m’en sers aussi lors des rencontres avec les familles ou lors des PPRE par exemple.

Vous trouverez ICI toutes les fiches sons que j’ai pu faire cette année. Il en manque, car je n’était qu’à 80% dans la classe. La collègue qui m’a complété a donc fait quelques fiches de son côté et je n’ai pas encore pu les récupérer sur mon PC… N’hésitez pas à me laisser vos impressions et vos commentaires (c’est aussi ça qui incite à publier des documents !) Clignement d'œil

Texte de départ Texte à plastifier
Le texte de départ, distribué aux élèves Le même, plastifié et affiché en classe
Fiche son type Ecriture Inventée
Une fiche son de fin d’année Une fiche d’écriture inventée

lundi 9 juillet 2012

Travailler l’orthographe lexicale en rituel

Cette année, avec mes GS-CP, j’ai mis en place des rituels assez “classiques” dont vous aurez un bref aperçu ICI. Je développerai sans doute davantage ce sujet dans un prochain article, mais je commence par mettre un petit coup de projecteur sur un rituel d’orthographe mis en place dans tout le cycle 2 de notre école (dès le CP) depuis déjà 3 ans, et qui a fait ses preuves.

Il s’agit au départ d’un outil déniché sur un excellent site ou blog que je ne parviens pas à retrouver… Si cela vous dit quelque chose, contactez-moi ! Cet outil a ensuite été adapté pour que son utilisation soit possible dès le début du CP et quel que soit le collègue (car il y a pas mal de turn-over chez nous).

Il se présente sous la forme d’un petit répertoire : cela permet de classer les mots par ordre alphabétique, ce qui est déjà un premier apprentissage ! En début de CP, nous réalisons nous-même de petites étiquettes-mots qui sont collées dans le répertoire par les élèves. A ce moment-là, ce sont les mêmes mots pour tout le monde (jours de la semaine, mots usuels…) et nous en donnons une dizaine. Plus tard dans l’année, on ajoute dans les carnets les mots erronés piochés dans les productions écrites et exercices quotidiens des élèves, afin de s’adapter au mieux aux besoins de chacun.

Une fois le répertoire complété, chaque matin, nous consacrons une séance d’accompagnement à l’apprentissage des mots. L’objectif est que les élèves s’approprient la méthode, décrite ci-dessous :

Pour apprendre un mot nouveau

Chacun écrit un mot sur son ardoise en suivant les 4 étapes, dans l’ordre et sans “bâcler” : leur préférée, c’est la dernière ! Clignement d'œil Puis on passe au suivant, et ainsi de suite. 10 à 15 minutes d’entrainement quotidien sont suffisantes. Si on fait durer trop longtemps, cela commence à barber les plus en difficulté. Dans le courant de la deuxième semaine, on remarque que certains commencent à être autonomes dans cet apprentissage : ils réalisent les étapes plus rapidement que les autres et n’ont plus besoin du rythme “imposé” par l’enseignant. Pour ceux qui ont le plus de mal, on peut organiser un atelier (ou groupe de besoin) pour les accompagner de manière plus poussée et personnalisée.

A la fin de la deuxième semaine, on organise une autodictée : chaque élève est invité à écrire dans son cahier du jour tous les mots du répertoire dont il parvient à se souvenir, sans erreur bien entendu ! C’est là que l’on peut se rendre compte du rythme, et des facilités ou difficultés d’apprentissage de chacun. En effet, certains vont réussir à écrire tous les mots présents dans le répertoire et d’autres n’en écriront aucun ; certains écrivent une majorité de mots sans erreur, d’autres n’y arrivent pas. Il s’agira alors de différencier : on ajoutera des mots à ceux pour qui cela ne pose pas problème et on laissera encore du temps à ceux qui en ont besoin.

L’enseignant corrige ces autodictées avec le code couleur suivant : rouge s’il y a erreur, vert s’il n’y en a pas. Moi je fais un point au-dessus ou en-dessous du mot. Chaque élève reporte alors ce point de couleur sur son répertoire, à côté du mot en question. Le contrat, c’est qu’à partir de 3 points verts pour un même mot (soit au bout de 3 semaines d’apprentissage quotidien, si l’on fait une dictée par semaine), on considère que ce mot est acquis et qu’il n’est plus nécessaire de le travailler en rituel. Il faut également compter combien de mots sont correctement orthographiés. Cela donne un nombre de points qui sont reportés dans une grille très simple :

Tableau score dictée

Les élèves colorient en vert une case par point. Le but est bien sûr de voir augmenter le nombre de points d’une semaine sur l’autre ! En CE1, on passe à une représentation sous forme de graphique, un peu plus complexe.

Dès que cela est possible, ce sont les élèves eux-mêmes qui copient les mots dans leur répertoire. L’enseignant corrige alors systématiquement pour ne pas laisser d’erreurs. Pour ceux qui n’ont pas une écriture très lisible, on continue les étiquettes le temps qu’il faut.

Après une période (variable) d’apprentissage dirigé en collectif ou en atelier, les élèves deviennent autonomes et cet apprentissage prend la forme d’un rituel de 5 à 10 minutes sur l’ardoise, chaque matin. C’est la première activité de la matinée : cela permet de faire entrer les élèves dans les activités scolaires de manière assez douce. Dans notre école, nous faisons une autodictée par semaine. Au bout de deux années, les élèves ont globalement beaucoup progressé dans le domaine de l’orthographe lexicale. Nous l’avons vérifié à travers les évaluations nationales. On peut aussi y intégrer quelques notions d’orthographe grammaticale, par exemple en intégrant un même mot au singulier et au pluriel (un oiseau / des oiseaux). Ainsi, l’élève apprend à accorder le nom commun avec le déterminant qui l’accompagne.

J’ai également pu tester ce dispositif en cycle 3 dans une autre école. Cela a aussi très bien fonctionné, même si la mise en place est plus complexe du fait que les grands écrivent beaucoup plus que les petits. Le cycle 2 me parait un moment idéal car c’est à cet âge que l’on commence à acquérir des notions d’orthographe lexicale. Mais on pourrait aussi envisager de ne mettre en place cet outil qu’avec certains élèves de cycle 3, par l’intermédiaire d’ateliers, de groupes de besoins ou même en aide personnalisée.

Grand ménage d’été !

Bonjour à tous !

Après une longue période d’absence, me voici de retour pour vous faire partager une année bien chargée et très prenante en temps et en énergie. Je n’ai en effet pas pu laisser d’articles régulièrement, mais je m’en vais rattraper ce retard en vous faisant part des choses que j’ai apprises grâce à cette expérience en GS-CP. J’anticiperai aussi certainement sur des activités que je compte mettre en place l’an prochain : je pars en effet pour un CP en suivant mes GS de cette année, ce qui me ravit ! Sourire

Mais en premier lieu, je suis passée par la case “rangement” comme beaucoup d’entre vous je suppose ? A moins que certains ne préfèrent s’y coller à la rentrée ? Personnellement, je profite de mon élan et je m’attaque toujours au rangement en juillet. D’abord parce que c’est plus pratique : le directeur est encore là, la plupart des collègues aussi, le “grand ménage” de la municipalité n’a pas encore commencé, bref, l’école est ouverte et les classes, disponibles. La deuxième raison est liée à ma personnalité : c’est comme si le fait de tout ranger me permettait de partir en vacances l’esprit au clair et plus léger. Je sais que je retrouverai ma classe en ordre à la rentrée suivante et cela me permet de faire table rase de l’année en cours !

Voici donc quelques photos avant / après, pour le clin d’œil. Les premières ont été prises le dernier jour de classe (soit jeudi soir) et les secondes, vendredi dernier. Quelle différence ! Sourire Ah… la satisfaction du travail accompli…Clignement d'œil

avant4          avant2          avant1

apres1          apres4          apres2

samedi 12 novembre 2011

Notre vie de maitresse

vendredi 28 octobre 2011

Emploi du temps et cahier journal GS-CP (version 2)

Je continue de cogiter sur la présentation de mon cahier journal. Celui que j’utilisais jusqu’à présent était trop détaillé et surtout, je faisais deux pages différentes : une pour les CP et une pour les GS ! Plusieurs semaines de pratique me confirment que si la journée d’une classe de CP se déroule de manière très classique et régulière, y associer 3 groupes de GS rend les choses beaucoup plus complexe ! J’ai perdu beaucoup de temps en période 1 à rédiger les choses séparément et dans le détail, il fallait sans arrêt que je réajuste mon cahier journal d’un côté ou de l’autre, bref, j’ai brassé du vent…

Pour cette période 2, je change de fonctionnement : j’opte pour la simplicité avec un emploi du temps sous forme de “déroulement d”une journée de classe” que je réadapte ensuite en cahier journal. Voilà ce que ça donne :

Emploi du temps P2      Cahier journal P2

J’y associe des fiches de préparation de séquences lorsque je mène une séquence pour la première fois, pour y voir plus clair. Mais je profite aussi des manuels que j’ai à ma disposition (voir article ICI) puisque quand tout est déjà rédigé, il n’est bien sûr pas nécessaire de tout réécrire !

Si vous avez des questions sur la forme ou le contenu, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaire. Je pourrai rédiger de nouveaux articles qui répondront à vos questions de manière plus détaillée.

Bonnes vacances à tous ! Sourire

samedi 8 octobre 2011

Règles de vie en GS-CP

Comme l’an dernier avec mes CM2 (voir l’article ICI), j’ai voulu, avant de mettre en place un système codé de règles de vie, faire un “diagnostique” des difficultés de comportement de mes élèves.

En vrac, cela donne : du mal à rester assis correctement, du mal à chuchoter, des bagarres, du chahut pendant els ateliers ou dans les coins jeux et du mal à rester ranger sans embêter les autres ou les bousculer… Ils sont mignons, ces petits, mais ils ont encore des choses à apprendre quant au comportement attendu d’un élève de cycle 2 !

Face à ces difficultés, voici ce que j’ai mis en place :

Tableau règles de vie

A gauche, la liste des élèves. En vert, des étiquettes représentant les 5 colliers accessibles pour les coins jeux (chacun porte une couleur différente). En rouge, un espace pour accrocher les “bêtises” faites par les élèves. Sur la droite, un récapitulatif illustré des règles à respecter.

Lorsqu’un élève enfreint une règle, je lui demande d’aller trouver l’image de ce qu’il a fait dans la “boite des bêtises” et de l’accrocher lui-même sur la ligne de son prénom. Pour chaque étiquette ajoutée du côté rouge, j’enlève un collier du côté vert. Les élèves perdent donc le droit d’utiliser le coin jeu correspondant. Je souhaite ainsi responsabiliser les élèves et leur faire comprendre que leurs actes ont des conséquences dans la vie en collectivité.

Je n’ai pas encore assez de recul sur les effets d’un tel système…je viendrai bientôt vous en donner des nouvelles Clignement d'œil.

vendredi 23 septembre 2011

La mise en place d’un plan de travail en maternelle : une clé pour la gestion de classe ?

Après deux semaines et demi, je suis parvenue, en milieu de semaine, à une ambiance de classe plus propice aux apprentissages ! Je commençais à désespérer…Clignement d'œil

J’ai donc abandonné pour le moment le système des étiquettes aimantées sur de boites métalliques (voir le site des Maternailes) car finalement, je ne m’y suis pas retrouvée. Cela n’est pas dû au système en lui même bien sûr : il est à mon avis excellent et c’est bien pour ça que je l’avais adopté ! Je me suis simplement rendue compte que pour l’heure et étant donné le contexte, je n’ai pas réussi à me l’approprier. Or, cela est un point très important dans notre métier : quelle que soit la pratique, elle ne peut fonctionner dans notre classe si l’on y adhère totalement et si cela nous correspond.

Je me suis plutôt dirigée vers un plan de travail, sous forme de tableau :

Plan de travail S1

Celui-ci indique les ateliers principaux, ceux qui seront évalués. Ils sont à réaliser sur 3 jours puisque je ne suis dans ma classe qu’à 75%. Le lundi matin, je prends le temps de parler de chaque activité aux élèves en leur montrant un exemple et en les guidant dans la formulation de la consigne. Je les amène également à trouver quel sera le matériel nécessaire et des “responsables des ateliers” installent alors ce matériel sur chaque table. Ainsi, les autres jours de la semaine, tout le monde peut se mettre au travail directement en arrivant en classe. J’ai alors du temps pour accompagner et guider les responsables de l’appel et de la date, puis pour me mettre au travail avec les CP ! Ces-derniers ont d’ailleurs eux-aussi accès à ces ateliers une fois leur travail terminé.

A différents moments de la journée, nous faisons un retour collectif sur les réalisations : nous évaluons ensemble la conformité de chacune d’elles par rapport à la consigne et aux critères de réussite formulés. Chacun est libre de recommencer s’il le souhaite. Par ailleurs, chaque après-midi, je m’installe avec les “cahiers de progrès” et laisse les élèves venir à moi : nous discutons du travail réalisé en prenant appui sur les brevets de réussite (voir encore une fois les site des Maternailes). Si le travail est terminé, nous le datons et le rangeons dans la pochette (voir le système de pochettes d’Yvan Pédago). Sinon, il sera à reprendre plus tard. Ces brevets ont 3 niveaux de difficulté (représentés par des étoiles) : seul le premier est exigé. Ainsi, cette semaine, quelques élèves n’ont pas réussi à atteindre le niveau 2 pour l’atelier des cerfs-volants. Plusieurs explications sont envisageables : trop difficile pour eux malgré mon étayage, manque de motivation, envie de s’investir dans une autre activité plus proche de leurs centres d’intérêts. Cela n’est pas préoccupant à ce stade de l’année.

Ce que j’ai conservé dans le fonctionnement des Maternailes et que je trouve très intéressant, c’est le libre choix de l’atelier et du groupe de travail. Tout d’abord, cela me permet de voir avec qui chaque élève préfère travailler : parfois, ce mouvement de groupe va inciter un élève à suivre son camarade dans une activité alors qu’il ne l’aurait pas choisie de lui-même. De plus, je peux découvrir quels sont leurs principaux centres d’intérêts, ou encore, évaluer leur attitude face au travail (concentration, motivations, etc.).

Bien sûr, tout n’est pas encore optimal et les vendredis en particulier sont toujours des journées difficiles… Mais il est toujours bon (pour notre moral et notre propre motivation !) d’avoir conscience et de souligner les petites choses qui peu à peu, s’améliorent ! Clignement d'œil

samedi 10 septembre 2011

Les joies de la rentrée en GS-CP !

Après une première semaine trèèès longue et trèèès sportive, il a fallu s’adapter… Les différentes difficultés auxquelles j’ai été confrontées ? Alors, dans le désordre : l’absence d’ATSEM, les couacs à gérer soi-même dans la classe (colle renversée par un élève de GS alors que je travaille avec les CP = nettoyage de l’élève et des tables ; chaussure perdue par une élève au moment de la sortie en récréation = 10 minutes de recherche pendant que les élèves font les zozos dans le rang…), les préparations matérielles à faire soi-même à midi et le soir, etc.

J’ai donc décidé de revoir mon organisation… et mes priorités. Tout d’abord, mes 6 CP ont le droit d’avancer et d’apprendre tout autant que les autres CP de l’école (qui eux, sont en niveau simple). Donc, je passerai en ce début d’année beaucoup de temps avec eux. Evidemment ce sera au détriment des GS, mais les CP gagneront en autonomie et en assurance et peu à peu, je pourrai m’en détacher. Voici donc mon emploi du temps pour les CP uniquement : le but est de créer des repères fixes pour eux dans la semaine et des habitudes de travail pérennes. C’est autour de cet emploi du temps que j’organiserai les activités des élèves de GS, selon mes disponibilités.

Mon emploi du temps CP

Et pour que vous compreniez bien comment cela pourra fonctionner, je partage également un extrait de mon cahier journal : la journée de lundi. Toutes les autres journées de la semaine seront organisées suivant le même modèle. lorsque j’ai grisé une case, cela signifie que je suis présente avec les élèves (ou un groupe d’élèves). J’ai écrit en rouge les compétences du socle mises en jeu, en bleu celles qui sont spécifiques au CP et en vert, celles des GS.

CJ GS-CP

N’oubliez pas que vos commentaires sont les bienvenus : ils m’aideront à avancer et seront un bon moyen de me remercier si ces documents vous sont utiles ! Clignement d'œil

mercredi 7 septembre 2011

Ma classe de GS-CP

Et voilà ! La rentrée est faite ! Dimanche soir, j’ai terminé l’aménagement de ma classe… Tout n’est pas parfait, mais voilà à quoi ça ressemble…

1Bienvenue dans la classe

Bienvenue dans notre classe ! J’ai essayé d’aménager 6 tables devant le tableau pour toutes les situations d’écriture ainsi que pour le travail avec les CP.

Voici notre tableau de présence. j’ai pris l’idée sur le fabuleux site Le Tour de Ma Classe ! Lorsque les élèves arrivent en classe, leur étiquette est encore dans leur petite maison. Ils la prennent et la placent sur les bandes noires qui représentent des boites de 10. L’un des rituels consiste à compter les présents avec les boites à points (sur la gauche), que l’on place ensuite dans l’école, puis les absents, que l’on représente de trois façons : constellation, doigts et chiffre (en haut à droite).

2Le tableau de présence
4Les rituels du matin

Ici, les rituels de la date (à l’accueil du matin) et de la météo (après la récré). La roue de la semaine a été prise sur le site de Moustache et les affiches pour la date, sur l’excellent site d’Orphée.

Le coin bibliothèque, avec un chapiteau qui amuse beaucoup les élèves ! Sourire

7Notre bibliothèque
6Notre coin dessin et peinture

Notre coin dessin et peinture, avec l’affichage des couleurs. J’utilise les étagères pour ranger diverses choses pour le moment. Il me manque juste le rideau, mais la couture n’est pas spécialement ma priorité en ce moment !

Enfin, pour illustrer les quelques coins jeux que j’ai pu mettre en place (j’ai en effet une majorité de GS), voici le coin “poupées”. Tout ce qui s’y trouve a été chiné dans des brocantes cet été ou bien vient du rayon enfants d’un grand magasin suédois…Clignement d'œil

5Le coin poupée